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A LA UNE / Actualité

Le colonel Hamlat accuse l’administration pénitentiaire d’El-Harrach

“On a laissé mourir mon fils en prison”

© D. R.

Le colonel Hamlat se pose la question de savoir pourquoi le corps de son fils, décédé à l’hôpital Mustapha-Pacha, a subi une autopsie à l’hôpital Zemirli d’El-Harrach.

Le colonel Ramdane Hamlat, officier de l’armée à la retraite, n’a jamais pensé que son fils, incarcéré à la prison d’El-Harrach, allait mourir par “négligence”. Arrêté il y a quelques mois pour une affaire de droit commun, le jeune homme de 24 ans a succombé, hier matin, à l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger, à une crise d’asthme, raconte son père.
Le défunt “avait observé, au début de son incarcération, une grève de la faim de 3 jours. J'avais alors alerté les responsables de la prison que mon fils souffrait d’asthme. Le risque était grand d’autant plus qu’il y avait rupture dans la commercialisation des pompes de Ventoline”, témoigne Ramdane Hamlat, contacté hier par téléphone. “J’ai demandé audience au directeur adjoint de la prison. Je voulais lui rappeler que mon fils risquait de mourir. En vain”, se désole notre interlocuteur, qui indique que la direction de la prison, qui dispose d’une infirmerie, refusait systématiquement les pompes de Ventoline que le père ou même l’avocat apportaient au défunt. “Puis avant-hier, et après deux jours sans Ventoline, mon fils a fait une crise. Il a été transporté à l’hôpital. Il est malheureusement décédé”, confie Ramdane Hamlat, qui dit ne pas comprendre comment “on peut encore mourir d’asthme ou de diabète dans une prison en 2018 !”.
Aussi, “comment se fait-il que mon fils qui souffrait d’asthme était placé dans un chalet insalubre avec 24 autres détenus !”, enrage le père. L’ancien officier dit être en colère. Malgré le deuil, il se pose la question de savoir pourquoi le corps de son fils, décédé à l’hôpital Mustapha-Pacha, a subi une autopsie à l’hôpital Zemirli d’El-Harrach.
Selon nos sources, au moins 4 détenus souffrant de différentes pathologies seraient décédés en un mois à la prison d’El-Harrach.
Les conditions de détention sont un des points qui ont toujours constitué le talon d’Achille des prisons algériennes. Accablées par les ONG et les organisations des droits de l’Homme, les autorités ont toujours plaidé non coupables. Des visites de presse sont régulièrement organisées pour démentir ces reproches.
Ni le directeur général des prisons, Mokhtar Felioune, qui était hier en déplacement à Tipasa avec le ministre de la Justice, ni le responsable de l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach n’étaient joignables.


Ali B.


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