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Abdelkader Bengrina à Oran

“On m’a contacté pour être président”

Abdelkader Bengrina hier à Oran. © D.R.

Le candidat à l’élection présidentielle a affirmé qu’il a été personnellement contacté plusieurs fois, au plus haut niveau, pour être président, mais soutient avoir refusé de recevoir ces émissaires dans son bureau.

Le meeting du candidat à la présidence, Abdelkader Bengrina, s’est tenu, hier, à la salle de cinéma Saâda, (ex-Colisée), au milieu d’un impressionnant dispositif policier qui a quadrillé toutes les ruelles adjacentes, bloquant les accès au lieu de la rencontre, ne laissant le passage qu’à un bus de marque Isuzu ramenant des femmes et des enfants, payés rubis sur l'ongle, selon certains témoignages, pour assister à la rencontre.
En effet, une dizaine de véhicules de la police ont pris position aux  abords de la salle pour prévenir toute tentative de perturbation du meeting par les hirakistes comme cela s’est produit lors de la venue de Tebboune ou encore celle de Belaïd. D’ailleurs, la présence policière a été renforcée un peu partout sur les parcours qu’auraient pu prendre les marches dénonçant les élections. L’arrivée même du candidat islamiste s’est déroulée sous haute protection policière.
Quant à la rencontre elle-même, elle a débuté avec presque une heure de retard sur l’horaire prévu (15h) pour permettre à la salle de se remplir et l’impression première laissée par le meeting est ce mélange hybride entre les rencontres populaires des partis de la mouvance islamiste et des conservateurs charriant tous les clichés propres à ces formations politiques. Ainsi, on a eu droit aux chauffeurs de salles dans la plus pure tradition “flniste” ou encore à la séparation des rangées hommes-femmes.
Le candidat, tout en appelant à une participation massive au 12 décembre, a affirmé qu’il a été personnellement contacté plusieurs fois, au plus haut niveau, pour “être président, mais j’ai refusé même de les recevoir dans mon bureau”.
Par la suite, Bengrina a rappelé les grandes lignes de son programme, insistant sur l’étendue de la corruption du temps de Bouteflika avec 240 milliards de dollars détournés, un chiffre qu’il dit avoir été révélé par un rapport du FMI en 2018. Concernant le procès qui s’est ouvert hier au tribunal de Sidi M’hamed et impliquant d’anciens Premiers ministres et d’anciens ministres et des hommes d’affaires, il a indiqué qu’il sera juste tout en se gardant de condamner quiconque avant les verdicts.
À propos de l'élection, il souligne que la “bande” est toujours active et œuvre soit à la saboter, soit à frauder. Abordant le volet économique, il a souligné qu’il a appelé à relever le Smig, ainsi que les bas salaires.
 

Saïd OUSSAD



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