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A la une / Actualité

Makri au sortir de sa rencontre avec Belaïd

“On ne sait pas qui décide en Algérie”

Enfin la proposition politique d’Abderrezak Makri trouve un premier preneur. Le président du parti El-Moustakbel, Abdelaziz Belaïd, qu’il a rencontré hier, s’est déclaré favorable à l'idée de trouver un consensus aussi bien autour de l'approche économique que politique dans l'objectif de sortir de l’impasse politique. Un accueil qui a réconforté le président du MSP. “Aujourd'hui, je sors vraiment avec une bonne impression sur ce que devrait être la classe politique. Nous enregistrons avec satisfaction le rapprochement remarquable entre les visions des deux partis autant sur les questions économiques que politiques. Aujourd'hui, nous confirmons que le problème ne se pose pas avec les partis politiques de l'opposition lesquels dénoncent, à l'unanimité, la crise politique qui plombe le pays. Le problème se pose clairement avec les partis au pouvoir qui veulent imposer le 5e mandat à Bouteflika à n'importe quel prix”, a regretté M. Makri, lors du point de presse conjointement animé avec son hôte à l'issue de leur entrevue à huis clos.
Une insistance que M. Makri qualifie de “dissuasive” à son initiative pour le consensus. Ceci,  même si  tout le monde sait aujourd'hui que “Bouteflika est physiquement affaibli et qu'il n'a donc pas la capacité de gouverner. D'ailleurs, on ne sait plus qui décide dans ce pays”. Au pouvoir qui met en avant “la démocratie des urnes”, le chef du MSP rappelle que la fraude électorale a toujours entaché les échéances électorales. Ce qui, dit-il, dénote de l'absence de démocratie dans ce pays. “Si les conditions d'élections démocratiques étaient réunies, on ne se serait pas opposé à la candidature de Bouteflika. Le problème c'est qu'en Algérie, la démocratie n’existe pas”, a dénoncé M. Makri. Cet avis est partagé par Abdelaziz Belaïd pour qui le dialogue entre les Algériens s’impose plus que jamais pour éviter une crise profonde au pays dans un avenir proche.
“Laissez le peuple exercer sa souveraineté et ses droits constitutionnels d'élire le président qu'il veut”, a-t-il appelé non sans mettre en garde que, si on ne fait rien, l'Algérie pourrait connaître le même sort que l'Irak ou la Syrie.


Farid Abdeladim


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