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A la une / Actualité

Les épreuves ont été boycottées par les enseignants hospitalo-universitaires

Oran : annulation du concours de résidanat

La faculté de médecine d’Oran a vécu, avant-hier, et ce, jusque tard dans la soirée, une pagaille indescriptible avec comme enjeu le concours national de résidanat. Ce sont quelque 1 600 à 1 800 étudiants, venus de tout l’ouest du pays, qui devaient passer cet examen alors qu’un bras de fer s’était engagé entre le ministère de l’Enseignement supérieur et le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu) qui avait annoncé, depuis des semaines, le boycott du concours.
Alors que ce dernier a maintenu son mot d’ordre la veille de l’examen, des réquisitions ont été établies par les autorités mobilisant les hospitalo-universitaires exerçant dans les hôpitaux militaires. Un choix qui s’avéra mal venu parce que ces médecins réquisitionnés n’étaient pas en nombre suffisant et que les étudiants ont refusé de concourir sous le contrôle de médecins de l’armée. Durant toute la journée et jusque tard dans la soirée, l’administration a tenté de maintenir le concours national, en dépit de conditions qui ne se prêtaient plus à sa tenue, et surtout vu l’heure tardive.
Les étudiants sont restés rassemblés dans la soirée au sein de la faculté et ont quitté les lieux sans concourir et non sans avoir exprimé le souhait d'une reprogrammation dans trois semaines. C’est le SG du Snechu à Oran qui nous a expliqué ce qui s’est passé à Oran, et qui d’emblée met en garde en déclarant que “nous maintenons notre décision de boycotter le concours jusqu’à la tenue de notre conseil national dans les jours à venir”. Il ajoutera que “nos adhérents ne viendront pas assurer la surveillance du concours, nous avons tout fait pour éviter cette situation, mais le jury a pris la responsabilité de faire les sujets pour le concours, et la tutelle (département de Hadjar, ndlr) a voulu faire un forcing, mais ça n’a pas marché à Oran, même en ramenant des médecins militaires”. Notre interlocuteur nous précise encore que le problème remonte à des mois avec une plateforme de revendications non satisfaite s’agissant du volet avec le ministère de l’Enseignement supérieur. “Le ministre Hadjar, qui ne nous avait reçus que récemment, a expliqué ne rien pouvoir faire pour nos revendications et que cela dépendait du Président et du Premier ministre. Avec le boycott, hier matin, ils nous ont à nouveau appelés pour une rencontre avec les deux ministères de tutelle, mais nous n’irons pas et nous boycotterons le concours.”
À l’heure où nous écrivons, la faculté de médecine d’Oran a décidé de reprogrammer le concours pour les 17 et 18 octobre.


D. LOUKIL


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