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A la une / Actualité

Il aura une capacité de 6 millions de tonnes/an

Oran : réalisation d’un quai minéralier à la zone industrielle de Bethioua

Pour mesurer l’importance du projet de réalisation d’un “poste minéralier” à la zone industrielle de Bethioua, et dont les travaux ont été lancés officiellement mardi, il faut revenir aux chiffres rendus publics à cette occasion. Ainsi, ce sont 350 millions de dollars qui seront nécessaires pour mener à bien ce projet destiné à réceptionner des minerais en provenance, pour l’instant, du Brésil et, plus tard, du site de Gar J’bilet (Tindouf) lorsqu’il entrera en production.
L’objectif étant de pouvoir fournir de la matière première à l’aciérie de Tosyali implantée à quelques kilomètres du futur quai. Celui-ci aura une capacité finale de 6 millions de tonnes/an, avec la possibilité d’accostage d’une quarantaine de navires pouvant aller jusqu'à 150 000 t chacun. Si le délai de réalisation est de 16 mois, dont 6 déjà consommés par la phase d’études, le montant du marché dépasse les 17 milliards de dinars. Un groupement d’entreprises a été mis en place pour réaliser le projet, impliquant la société nationale Cosider (65%) et une entreprise chinoise, Harbour Engineering (35%). Pour le directeur des ports d’Algérie, ce projet a été implanté sur le site de la Zone industrielle de Bethioua pour des raisons de sécurité, alors qu’au départ, il était prévu au port d’Arzew. Plus loin, il soulignera que son organisme “assurera la majorité des investissements sur fonds propres” alors que le futur quai minéralier aura l’un des plus grands tirants d’eau en Méditerranée.
D’un point de vue de la stratégie économique, ce projet est à mettre en relief avec celui de la réalisation de la seconde aciérie de Tosyali devant être réceptionnée fin 2017, soit à la même période que le quai minéralier. Ainsi avec l’importation de 5 millions de tonnes d’acier à fin 2017, l’aciérie, entre extension et nouveau site, entend atteindre une production de 4 millions de tonnes de divers produits de sidérurgie puis, dans une seconde phase, de passer à 6 millions de tonnes. Les partenaires assurent que d’ici à quelques années, l’Algérie passera de pays importateur à exportateur de produits de sidérurgie comme le rond à béton, avec une économie de 200 milliards de dinars, comme affirmé mardi.
À noter la présence du vice-président d’Aval de Sonatrach, une manière pour Akli Remini de dire que la compagnie pétrolière nationale appuie le projet dans sa globalité.


D. LOUKIL


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