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Événements de Ghardaïa, grève, émeutes de Béjaïa et MAK

Ouyahia évoque des manipulations de la France et du Maroc

Ahmed Ouyahia, SG du RND. ©Louiza Ammi/Archives Liberté

Après le chef de l’État qui, dans son message écrit à l’occasion de la Journée nationale du chahid, a accusé la main de l’étranger d’avoir été derrière la grève contre l’austérité observée au début de l’année à Béjaïa, hier, c’était au tour du secrétaire général du RND, et non moins directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, de l’agiter à nouveau comme épouvantail. Ce dernier accuse et dit détenir la preuve de ce que ce sont la France et le Maroc  qui sont derrière les mouvements autonomistes de Kabylie et de Ghardaïa (MAK et MAM).
Ceci, quand bien même il nuancerait, en soutenant qu’il ne vise pas les pouvoirs des deux pays. “Les mains étrangères existent et avec preuves à l’appui pour certains événements. Quelle partie étrangère alimente le mouvement autonomiste en Kabylie et où se trouve-t-elle ? Et qui est derrière l’autre mouvement autonomiste à Ghardaïa ? Eh bien, ces deux mouvements sont soutenus par la France et le Maroc. Et les preuves existent ! Nos frères marocains  croyaient que par leurs tentatives de provoquer des perturbations en Algérie, ils régleraient leur différend avec nous sur la question du Sahara occidental” a-t-il accusé, hier, dans une interview accordée au quotidien El Khabar, précisant, toutefois, que “cela dit, je ne vise pas le palais présidentiel en France ou le palais royal au Maroc, mais des milieux dans ces deux pays que les perturbations chez nous arrangent.”
Cela étant, Ouyahia se déclare outré que les citoyens de Béjaïa aient répondu favorablement à l’appel anonyme à la grève du début de l’année.

Ali Benhadj, un danger pour la sécurité du pays
Interrogé au sujet de l’instruction qu’il a émise pour interdire à l’ancien dirigeant et membre-fondateur du FIS dissous, Ali Benhadj, de sortir d’Alger, qui pouvait être contraire à la loi, il n’a pas eu l’aisance d’argumenter. “Au RND, nous avons soutenu avec honnêteté la charte pour la paix et la réconciliation nationale et ce monsieur figure parmi ceux qui en ont bénéficié. Je crois que l’Algérie a encore besoin d’être sécurisée, donc, nous devons faire barrage à toute activité ou comportement incitant les jeunes et les travailleurs à des actes malsains (…) Le pouvoir a été contraint d’émettre cette instruction à l’encontre d’Ali Benhadj à cause de ses déplacements entre les fêtes et les mosquées pour tenir ses discours. Donc, son interdiction de quitter Alger est dans l’intérêt du pays (…) Je ne souhaite à personne de faire l’objet d’une telle interdiction à laquelle nous pourrons avoir recours dès lors que la sécurité du pays est mise en danger”, a-t-il commenté en tant que chef de parti refusant d’endosser, à l’occasion, son costume de directeur de cabinet. “En tant que SG du parti, je n’ai pas à m’immiscer dans ce cas précis, parce que celui qui a signé cette instruction est le directeur de cabinet du Président qui n’est pas là aujourd’hui et qui vous salue” a-t-il ironisé, refusant d’avouer la contradiction entre cette instruction et les droits civiques des citoyens, voir le code pénal dont l’article 107 exige le recours à une procédure juridique pour l’application d’une telle instruction.

Farid Abdeladim 


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