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Après l’appel du chef d’état-major de l’anp à l’application de l’article 102 de la constitution

Ouyahia presse Bouteflika de partir


Fervent défenseur, il y a à peine quelques semaines, d’une cinquième mandature d’Abdelaziz Bouteflika, puis de sa “défunte” feuille de route politique, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, persévère  dans ses revirements et vient de réclamer désormais au Président sortant de présenter rapidement sa démission.
Ainsi, à travers un communiqué signé par Ouyahia, le RND a appelé officiellement hier à la démission du président Bouteflika dans le but, suggère-t-il, “de faciliter l’entrée du pays dans un processus de transition tel que défini par la Constitution”.  Réagissant à la requête formulée par le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a appelé avant-hier à l’application de l’article 102 de la Constitution, le parti du Premier ministre déchu déclare “accueillir favorablement la position de l’institution militaire”, qui vise, est-il souligné dans le même communiqué, “à éviter au pays d’entrer dans une impasse politique”. Néanmoins, s’il salue ainsi, dans la forme, l’appel de l’armée en faveur de l’enclenchement d’un processus constitutionnel d’empêchement du président de la République, l’ancien chef de l’Exécutif, sacrifié sur l’autel de la perpétuation du régime, n’a pas manqué  pour autant de se démarquer dans le fond de la position du vice-ministre de la Défense, Gaïd Salah, en plaidant, lui, pour une démission pure et simple d’Abdelaziz Bouteflika. En effet, par son appel à l’application des dispositions constitutionnelles prévoyant un état d’empêchement du président de la République, le plus haut gradé des forces armées suggère un processus plus lent et plus complexe, ne pouvant permettre l’organisation d’une élection présidentielle que dans un délai pouvant aller jusqu’à quatre mois et demi, une fois que le Parlement aura validé le constat d’incapacité du chef de l’État à exercer ses fonctions. A contrario, en cas de démission pure et simple du président Bouteflika, comme le réclame le parti d’Ouyahia, la Constitution dispose que le Conseil constitutionnel  peut se réunir et déclarer rapidement la vacance définitive de la présidence de la République pour confier dès lors au président du Conseil de la nation les charges
de chef de l'État pendant une durée ne pouvant aller au-delà de 90 jours et, au cours de laquelle, une élection présidentielle doit être organisée. Dans le premier cas comme dans l’autre, faut-il cependant le souligner, les voies de transition proposées jusqu’ici par les hommes du régime — quelles que puissent être leurs divergences réelles ou supposées — demeurent en définitive loin d’inspirer la confiance des Algériens, qui semblent déterminés à rester mobilisés jusqu’à obtenir le départ de tous les représentants du pouvoir
en place.  


Akli Rezouali


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