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A la une / Actualité

Il les a appelés hier à la repentance

Ouyahia promet la clémence pour les terroristes

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia, hier, au Conseil de la nation. ©Zehani/Liberté

Le Premier ministre a loué, devant les membres du Conseil de la nation, les vertus de la politique de réconciliation nationale qui, dit-il, reste toujours en vigueur.

Dans une démarche qui s’apparente à une tentative de diversion, le Premier ministre, Ahmed  Ouyahia, a agité, hier, le spectre du terrorisme qui plane sur le pays pour détourner l’esprit des Algériens de la crise multidimensionnelle que traverse le pays et qui risque de s’aggraver davantage dans les mois à venir. Mettant à profit la tribune du Conseil de la nation où il présentait son plan d’action, il a, en effet, longuement insisté sur la poursuite de la lutte antiterroriste, tout en formulant un appel à la repentance des terroristes écumant encore quelques maquis, louant, une nouvelle fois, les vertus de la politique de réconciliation nationale qui, dit-il, reste toujours en vigueur. “Aujourd’hui encore, j’ai un message pour nos enfants induits en erreur qui est un appel pour s’éloigner du crime terroriste, pour revenir parmi le peuple, dans leurs familles”, a lancé le Premier ministre, non sans menacer les récalcitrants.
Évidemment, M. Ouyahia n’y va pas sans vanter les mérites de la réconciliation nationale. Pourtant, aucune actualité liée directement à ce dossier ne dicterait l’évocation d’un tel sujet. “Aujourd’hui, il n’existe aucune polémique sur la réussite de la réconciliation nationale”, s’est-il égosillé, arrachant des applaudissements aux sénateurs quasiment tous acquis à la majorité présidentielle sur laquelle mise Ouyahia pour “préserver et consolider l’unité nationale”. Pour Ouyahia, ce serait grâce à cette politique de réconciliation que l’Algérie a réussi à “préserver son unité et sa sécurité”, et ce, dit-il, malgré les crises qui secouent des pays voisins. Il cite, notamment, les crises au Mali et en Libye qui “favorisent la propagation du terrorisme et du crime transfrontalier”. Ouyahia, qui doit son émergence
politique au milieu des années 90, en grande
partie, au contexte de la lutte antiterroriste, réaffirme, ainsi, que l’État fait toujours du dossier sécuritaire une “priorité”. Dans ce contexte, il appelle l’ensemble des forces vives à “unifier leurs rangs” pour faire face à la menace terroriste.
Un discours aux antipodes de celui qu’il avait tenu jeudi dernier à l’occasion de ses réponses aux députés. Ouyahia s’était, ainsi, particulièrement distingué par ses violentes attaques contre l’opposition. Ce qui rend naturellement difficile sa tâche de convaincre de la bonne foi de son gouvernement et de celle du pouvoir en général, les acteurs politiques, et les Algériens, en particulier. Dans sa lancée, Ouyahia tente, par ailleurs, de rassurer sur la volonté de son gouvernement à mettre tous les moyens pour
garantir un scrutin “transparent” à l’occasion des élections locales prévues pour le 23 novembre prochain. Le Premier ministre, qui mise sur un taux de participation des électeurs “assurément plus élevé” que celui enregistré lors des dernières législatives, s’en est directement pris à ceux qui avaient imputé à l’État l’échec de convaincre les électeurs lors de ce scrutin marqué par un fort taux d’abstention. Pour lui, la responsabilité incombait plutôt aux “concurrents” entre partis et candidats indépendants à cette joute qui n’auraient pas présenté des programmes convaincants. Visiblement, Ouyahia tient toujours rancune aux acteurs de l’opposition qui ont osé contrarier ses plans.

Farid Abdeladim


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1 réactions
Brahms le 27/09/2017 à 8h47

La famille de Mr Ouyahia n'a pas été touchée par le terrorisme. Il n'a pas d'handicapé à vie dans son domicile donc c'est très facile de pardonner. L'Etat doit veiller à la sécurité des biens et des personnes et quand cette obligation fait défaut (sécurité), il est entièrement responsable. Pour les attentats de la ville de Paris, l'indemnisation d'une victime (décès) se chiffre à 750 000 €, par personne, somme reversée à la famille de la victime. En Algérie, on vous dit c'est le Mektoub.

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