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Projet européen de centres pour migrants en Afrique du nord

Ouyahia réaffirme le niet d’Alger

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia au sommet de l’UA à Nouakchott. ©APS

L’Algérie a déjà exprimé son refus d’être prise en sandwich entre les pays pourvoyeurs de migrants, majoritairement ceux de la bande sahélo-saharienne, et les pays d’accueil sur le Vieux continent.

L’UE veut sous-traiter ce dossier avec les pays d’Afrique du Nord en contrepartie de compensations financières. Mais la crise migratoire dépasse de loin ces considérations financières.
Alger a rejeté encore le plan de l’Union européenne (UE) qui consiste à installer des centres de traitement des demandes d’asile dans les pays d’Afrique du Nord, dont fait partie l’Algérie, en pleine crise de migrants et de réfugiés en Méditerranée.
L’Algérie “n’acceptera pas d’accueillir des centres pour les migrants clandestins”, a indiqué le Premier ministre Ahmed Ouyahia, samedi soir à Nouakchott, a rapporté l’APS. “La position de l’Algérie a été déjà exprimée, il y a deux jours, par le ministre des Affaires étrangères (Abdelkader Messahel, ndlr). L’Algérie n’acceptera pas d’accueillir des centres de ce genre”, que la Libye et la Tunisie ont aussi refusés pour la énième fois, a ajouté M. Ouyahia, à la veille du 31e sommet des chefs d'État et gouvernement de l'Union africaine (UA) dans la capitale mauritanienne et au lendemain du sommet de l’UE à Bruxelles sur ce dossier qui menace son avenir. “Les Européens sont en train de chercher où placer leurs centres” controversés, après le refus des États membres de l’UE de la politique des quotas et la décision de l’Italie d’interdire l’accès à ses ports aux ONG qui portent aide aux migrants et réfugiés en Méditerranée. L’Algérie a déjà exprimé son refus d’être prise en sandwich entre les pays pourvoyeurs de migrants, majoritairement ceux de la bande sahélo-saharienne, et les pays d’accueil sur le Vieux continent. Mercredi dernier, le chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, est revenu à la charge en affirmant qu’“il est exclu que l’Algérie ouvre une quelconque zone de rétention” sur son sol, ajoutant dans l’entretien qu’il a accordé à Radio France International (RFI) : “Nous sommes déjà confrontés aux mêmes problèmes. Nous procédons à des reconductions, mais nous le faisons selon des arrangements que nous avons avec les pays voisins”.
Alger a conclu des accords bilatéraux avec ses voisins, comme Bamako, Niamey et N’Djamena, pour organiser des opérations de rapatriement des ressortissants issus du Mali, du Niger ou du Tchad rentrés illégalement en Algérie, dans de meilleures conditions et dans le respect des lois. “Nous sommes confrontés aux mêmes problèmes. Quand il s’agit de la migration clandestine, il faut que les choses soient bien comprises”, a-t-il tranché, affirmant ne pas s’intéresser directement à ce que les pays d’Europe font dans ce domaine de lutte contre la crise migratoire. “Je ne m’intéresse pas directement à ce que les Européens peuvent faire. C’est leur affaire”, a-t-il répondu à RFI, soulignant toutefois que “les Européens ont suffisamment de capacités, de moyens et d’imagination pour gérer ce genre de situation”.
Ce que Bruxelles ne semble pas vouloir faire pour mettre fin à ce qui constitue déjà une tragédie humaine avant d’être un problème politico-sécuritaire, dans un contexte de montée des nationalismes et d’exacerbation du climat de xénophobie dans une grande partie des pays d’Europe.

Lyès Menacer

Publié dans : Les ong au pilori

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