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A LA UNE / Actualité

Transfert de l’ambassade américaine à El-Qods occupée et massacre à Gaza

Palestine : la deuxième Nakba

Gaza, à feu et à sang, compte ses martyrs. ©D. R.

En choisissant de déplacer l’ambassade américaine à El-Qods, à la veille du 70e anniversaire de la Nakba, Donald Trump a mis le feu aux poudres dans une région déjà très instable et minée par de multiples conflits politiques et armés.

Les Palestiniens ont commémoré, hier, le 70e anniversaire de la Nakba (catastrophe), qui coïncide chaque année avec le 15 mai, sous un déluge de tirs à balles réelles et des gaz lacrymogènes des soldats israéliens devant les points frontaliers de Gaza. Une violence qui a fait deux décès, dont un bébé de huit mois, et des dizaines de blessés, allongeant ainsi la liste des victimes palestiniennes à 62 en moins de 24 heures, alors que le nombre de blessés a dépassé les 2 700, selon le ministère palestinien de la Santé.
Un adolescent âgé de 16 ans, blessé lundi, est décédé à l’hôpital, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa. Au total donc, les chiffres officiels parlent de “2 771 Palestiniens blessés, parmi lesquels 76 cas au seuil de la mort et 54 autres dans un état critique, selon les statistiques du ministère. 1 359 manifestants ont été blessés avec des balles réelles”, lit-on sur les journaux palestiniens en ligne.
Hier matin, des milliers de Gazaouis se sont rassemblés pour le deuxième jour consécutif devant les points frontaliers avec Israël pour protester contre le déplacement du siège de la représentation diplomatique américaine à El-Qods occupée, en violation du droit international, mais aussi pour dénoncer 70 ans d’exode forcé. Les soldats israéliens n’ont donc pas hésité et ont tiré à balles réelles sur des Palestiniens désarmés et sans distinction.
Conforté par le soutien américain, l’impuissance de la communauté internationale et la mollesse des pays arabes, pour ne pas dire la complicité de certains d’entre eux, l’occupant israélien continue d’agir en toute impunité.
Les appels à une enquête internationale indépendante, émanant de plusieurs pays et d’au moins 26 organisations non-gouvernementales, ne semblent pas faire peur au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a réussi à mettre fin à tout espoir d’une reprise des négociations de paix avec les Palestiniens. Aujourd’hui, la possibilité de l’existence de deux États (Israël et Palestine) est totalement compromise. Pis, le futur État palestinien risque de ne jamais voir le jour face à l’expansion sioniste, à travers l’implantation de nouvelles colonies israéliennes sur les terres palestiniennes à El-Qods-Est occupée et en Cisjordanie qui voit sa superficie se réduire comme une peau de chagrin depuis ces dernières années. Après le coup de frein donné aux projets de colonies israéliennes, sous la pression de l’ancien président américain Barack Obama, les chantiers ont redémarré dès l’arrivée de Donald Trump à la tête de la Maison-Blanche en 2017. Son soutien inconditionnel de Tel-Aviv a encouragé le Premier ministre ultranationaliste israélien à relancer le plan d’occupation de la Palestine.
Des milliers de Palestiniens se sont vus spolier de leur terre du jour au lendemain, renforçant le “contingent” de leurs frères exilés et “massés” dans les camps de réfugiés en Jordanie, au Liban et en Syrie, sans compter les deux millions de Gazaouis encerclés entre Israël et l’Égypte, dans une enclave dont la superficie ne dépasse pas les 360 km2. Petit rappel historique : le 14 mai 1948, David Ben Gourion, le dirigeant du mouvement sioniste, déclare l'indépendance d'Israël sur une partie de la Palestine mandataire au lendemain du départ des forces britanniques de ce territoire que Tel-Aviv occupe dans sa quasi-totalité depuis et ne cesse de grignoter celui de la Cisjordanie qui devrait accueillir le futur État indépendant de Palestine.
À l’époque, plus de 760 000 Palestiniens ont été chassés de leurs villes et villages, et plus de 400 localités rasées par les forces d’occupation israéliennes.

Lyès Menacer


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