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A la une / Actualité

Après dix jours de ramadhan

Pas de baisse des prix à Oran

Après les dix premiers jours de Ramadhan, les consommateurs oranais, de retour des marchés de la ville d’Oran, constatent amèrement qu’il n’y a aucune baisse des prix. Contrairement à cette sorte de tradition qui voulait que la première semaine passée, les prix revenaient à des niveaux acceptables, le Ramadhan 2018 déroge à cette règle. Sur les étals des différents marchés les plus prisés par la population comme à la Bastille, El-Hamri, M’dina J’dida, ou encore Es-Seddikia et St Remy, marchés au demeurant officiels ou informels, les prix des légumes de base s’affolent toujours autant avec des tomates dépassant les 140 DA, des pommes de terre proposées à 80 ou 90 DA, les carottes sont dans les 80 DA, et pour les haricots ou poivrons verts, il vous faudra débourser respectivement de 180 à 200 DA. Les consommateurs sont victimes des commerçants détaillants qui, la plupart, n’affichent pas les prix.
“Il n’y a aucun prix, il faut demander, et dans la journée, les prix qu’ils nous donnent varient”, explique une ménagère habituée de la rue de la Bastille. Face à ces situations que les pouvoirs publics connaissent et promettent de maîtriser à chaque mois de jeûne, les citoyens développent des comportements de consommation nés de la spéculation. “Une semaine avant le Ramadhan, je fais le marché et mon épouse congèle le maximum d’aliments, y compris le poulet, au moins, on évite la folie des prix des dix premiers jours”, confie un père de famille, rencontré à proximité de M’dina J’dida. Mais le plus choquant est encore à venir, lorsque le comparatif est fait avec les prix du marché de gros d’El-Kerma. De tous les légumes frais et fruits qui s’échangent sur ce site très officiel, la différence est considérable, puisque, sur place, les mandataires ont des prix divisés par deux, comparativement aux détaillants.
Le représentant des mandataires, quelque 200 au marché de gros, s’insurge : “Les prix sont à la baisse ici, le mandataire a intérêt à liquider avant la fin de la journée sa marchandise, sinon elle se périme et il est livré quotidiennement.” Ce dernier nous confirme que les tomates par exemple sont vendues entre 70 et 80 DA, ce qui est déjà assez élevé, la carotte est à 30 DA et ainsi de suite. Sur place, nos interlocuteurs sont abasourdis par les prix imposés par les détaillants qui sont pointés du doigt. Du côté des détaillants, notamment les vendeurs de produits maraîchers, ils expliquent qu’ils ont des frais et qu’ils doivent bien se prendre une marge, d’autant que les marchés informels leur font de la concurrence déloyale.
Les fameuses marges, là aussi pour toutes les étapes, ne seront jamais inférieures à 20 ou 25 DA. Mais la grande cause des prix spéculatifs reste l’informel à toutes les étapes du circuit commercial, parasité par des maquignons, des transporteurs, des rabatteurs… Nulle part vous ne trouverez une transaction commerciale frappée d’une facture, et cela quel que soit le type de commerce, faut-il préciser : marché de gros, grossistes, demi-gros, détaillants et ainsi de suite. Au mieux, comme au marché d’El-Kerma, les factures sont délivrées surtout lorsqu’il s’agit d’achats effectués en grande quantité par des institutions ou des organismes. Ainsi, au bout de la chaîne, le consommateur subit de plein fouet les règles immuables de l’informel, le rabattage, les tractations et les espèces qui circulent de main en main. Dans ce système, il est effectivement impossible de maîtriser ou de contrôler quoi que ce soit.


D. LOUKIL


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1 réactions
Brahms le 29/05/2018 à 16h08

Le Ramadan après ce sera les vacances puis la rentrée scolaire donc les portefeuilles et les comptes bancaires vont en prendre un coup. Je constate que tout à changer à travers le monde et le citoyen est vite dépassé. Maintenant, les gens ne voient que par l'intérêt, l'appât du gain, ils veulent sans arrêt gagner de l'argent. En Europe tout est cher également car beaucoup de taxes et d'impôts à payer soit 43 % pour l'Etat.

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