Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Agriculture

Passer impérativement à l’industrialisation

Après avoir réussi à couvrir 70% de la demande du pays en produits alimentaires, la production agricole nationale doit accéder à la phase de l’industrialisation. L’industrie agroalimentaire constitue l’autre étape à laquelle doit accéder  impérativement le secteur de l’agriculture en Algérie. En clair, l’industrie agroalimentaire doit avoir comme soubassement une production agricole riche et diversifiée mais surtout prête à la conquête des marchés internationaux. L’Exécutif a commencé justement à créer des pôles agricoles ou des agropoles intégrés selon le produit et la région. Souk Ahras deviendra le pôle laitier, El-Oued
celui de la pomme de terre et la Mitidja sera le pourvoyeur des agrumes en Algérie, pour ne citer que ces exemples. L’intérêt est accordé au Sud qui assure 22% de la production agricole nationale.
Les dix wilayas du Sud offrent 11 mois sur 12, des produits maraîchers frais et de primeur dont la tomate, le poivron, les haricots verts… qui étaient de saison uniquement auparavant. Ce sont autant de produits qui peuvent aisément se placer sur le marché mondial notamment en Europe de par leur disponibilité à longueur d’année mais également leur irréprochable qualité. “Nos produits sont bios et de qualité, ils ne demandent qu’une valorisation”, affirme M Kamel Chadi, secrétaire général du ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche (Madrp) dans son intervention au cours de la rencontre-débats organisée hier par la Safex sur l’agriculture et l’agroalimentaire en marge de la foire de la production nationale.
Pour lui, le secteur agricole a réalisé de sérieuses avancées. Il en veut pour preuve l’augmentation de la production des céréales qui est passée de 9 millions de quintaux en 2000 à 34 millions actuellement, la tomate de 4,7 à 12 millions de quintaux, les lentilles de 86 000 quintaux à 223 000… La valeur de la production agricole nationale est évaluée à 30 milliards de dollars soit 12% du produit intérieur brut (PIB). Selon lui, le secteur emploie 1,2 million de personnes et fait fonctionner 22 000 microentreprises.
“La croissance agricole ne peut être effective qu’avec le renforcement des capacités de transformation, l’amélioration des conditions de stockage sous-froid, la préservation…” Par ailleurs, le partenariat public-privé peut être considéré comme un levier pour la consolidation de la politique agricole durable.
À ce propos, M. Chadi a affirmé que 853 000 hectares ont été attribués à des opérateurs économiques. Près de 20 000 concessionnaires ont bénéficié de 525 000 ha. Plus de 1 532 investisseurs dont des minotiers, des semouliers et des laitiers, porteurs de projets structurants d’une valeur de 700 milliards de dinars, ont été recensés. “Ce sont des opérateurs qui contribuent à la réduction de la facture des importations”, explique le SG du Madrp.

B. Khris


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER