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A la une / Actualité

La production issue de la mer étant insuffisante pour satisfaire la demande

Pêche : l’apport de l’aquaculture escompté

Le secteur de la pêche se fixe l’objectif de doubler la production de poissons pour atteindre, à court terme, quelque 200 000 tonnes/an. En 2017, environ 108 000 t ont été produites. De ce total, près de 104 000 t sont issues de la mer alors que 4 000 autres proviennent des bassins aquacoles. Avec de tels niveaux de production, il est difficile de satisfaire la demande actuelle en produits de la mer, estimée à 220 000 t.
Il n’est pas aisé, en effet, de répondre à des besoins d’une population qui avoisine les 40 millions d’habitants. Il est constaté ainsi un déséquilibre entre l’offre et la demande qui a ouvert la voie à la spéculation. D’où l’impossible maîtrise des prix qui subissent, à longueur d’année, des flambées ininterrompues. Ces hausses incessantes des tarifs ont rendu le produit inaccessible pour une écrasante majorité de citoyens. Se situant entre 500 et 800 DA, le prix du kilo de sardine, pour ne citer que cette espèce, dissuade les consommateurs. Preuve en est, l’Algérien ne consomme que
4,5 kg/an. Or, dans les pays de l’Asie et de la Méditerranée, la moyenne avoisine les 60 kg/habitant/an. Les efforts consentis par les pouvoirs publics ces dernières années pour améliorer l’offre n’ont pas eu, il faut le reconnaître, les résultats escomptés. L’on attend beaucoup de l’apport des projets d’investissements insérés dans le plan d’action du département de la Pêche. Sur 1 269 projets prévus en 2017, 900 ont été réalisés, affirme Taha Hamouche, directeur général de la pêche au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, au forum d’El Moudjahid. Ce sont autant de créneaux d’activité liés au secteur tels que l’industrie de la pêche, l’aquaculture… Il est projeté quelque  50 fermes aquacoles. Il s’agit des 10 fermes piscicultures d’eau de mer, des 20 autres d’eau douce et des 20 établissements conchylicoles. À ce propos, M. Hamouche appelle les opérateurs à investir dans des projets sur les 93 zones aquacoles identifiées. Le marché est porteur. Car, la production halieutique enregistre un déficit de 100 000 t. Ce qui donne lieu à une importante capacité d’absorption de la production. Mieux, l’État offre un cadre incitatif pour encourager les investisseurs à lancer leurs projets de fermes aquacoles notamment une exonération totale des taxes douanières et une majoration de la TVA, une facilitation de l’octroi des concessions et un accompagnement personnalisé des différents investissements. Toutes ces opportunités n’ont pas laissé indifférents les promoteurs qui, selon le DG de la pêche, ont déposé 283 demandes d’investissements d’une valeur de 200 millions de dinars et plus chacun et d’une capacité de production allant de 600 à 9 000 t.
Ces réalisations peuvent atteindre une production supplémentaire de 20 000 t d’ici à la fin de l’exercice 2018. Le secteur a également enregistré 27 projets dans ce cadre en 2017, réalisés au nord à l’est, à l’Ouest et au sud du pays. Cet intérêt pour la production aquacole, est motivé par la faiblesse des capacités de pêche traditionnelle qui, selon les experts, ne peuvent aller au-delà de 130 000 t de poissons/an. L’aquaculture vient, par conséquent, en appoint pour rétrécir davantage ce déficit en produits de mer évalué à 100 000 t. Pour cela, il serait plus judicieux, indique M. Hamouche, d’équilibrer la production, soit 50% de la mer et 50% de l’aquaculture. Concernant le thon, ce responsable relève que 1 043 t ont été pêchées en 2017.
Ces quantités seront portées à 1 300 t en 2018, à 1 400 t en 2019 et à 1 600 t en 2020. Cela dit, l’Algérie a pu concrétiser quelques opérations d’exportation d’un montant de 26 millions d’euros vers la France, l’Autriche et la Tunisie… Une quantité de 5,5 t de poissons d’eau douce de plusieurs espèces, produite à Béchar, a été exportée vers la Tunisie au début de l’année en cours.
Par ailleurs, des opérateurs de Russie, de Grande-Bretagne et d’Italie ont déposé leurs demandes d’investissements dans le secteur en Algérie.


B. K.     

 


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