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LE SYSTEME A POINTS NE SERA PAS GENERALISE DANS L’IMMEDIAT

Permis de conduire :le retrait toujours en vigueur

Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, hier, au CNTDS d’El-Hamiz. © D. R.

“Le système n’est pas totalement prêt. Son exploitation effective nécessite la mise en place de toute une logistique et du cadre juridique des entités qui devront contribuer à son fonctionnement”, a indiqué M. Henni.

Le permis à points a officiellement été lancé, hier, au Centre national des titres et des documents sécurisés (CNTDS) d’El-Hamiz. Selon le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, ce document, tant attendu depuis plusieurs années, ne sera délivré, pour le moment, que dans des APC-pilotes, en l’occurrence Dar El-Beïda, Alger-Centre, Kouba et Baba Hassen, et ce, avant qu’il ne soit généralisé à travers le Grand-Alger et d’autres wilayas. Selon les données avancées par le ministre, le CNTDS devra délivrer 1 million de permis à fin 2018, 4 millions en 2019 et 10 autres millions en 2020.Ainsi, l’opération sera généralisée graduellement et le CNTDS devra achever le processus en 2022 avec 10 autres millions de permis délivrés. Pour réussir un tel challenge, M. Bedoui a annoncé le lancement officiel de la Délégation nationale de la sécurité routière (DNSR), rattachée à l’Intérieur, et qui sera chargée de coiffer la stratégie nationale de la prévention et de la sécurité routière avec l’ensemble des acteurs qui interviennent dans ce domaine, à savoir le ministère des Transports, la Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale. Autrement dit, le retrait du permis de conduire sera effectif jusqu’à ce que les automobilistes titulaires d’un permis de conduire obtiennent ce nouveau sésame. Pour cause, explique M. Bedoui, le système du permis de conduire, comme le stipule la loi n°17-05 du 16 février 2017 modifiant et complétant la loi n°01-14 du 19 août 2001 relative à l’organisation, à la sécurité et à la police de la circulation routière, exige la mise en place de la carte grise électronique (septembre 2018) et la généralisation des guichets électroniques au niveau des APC (fin 2018). Mieux, les agents verbalisateurs devront être équipés de lecteurs de puces, sachant que le permis à points contient des données chiffrées que seuls le CNDTS et la DNSR détiennent. “On ne ménagera aucun effort pour accélérer la cadence dans la délivrance du permis à points. Ce dernier a nécessité beaucoup de travail et nous avons déployé de gros moyens financiers. Le chemin est encore long, mais je suis convaincu que nous allons atteindre tous nos objectifs”, a affirmé le ministre qui s’est, par ailleurs, félicité de la plateforme réalisée par des ingénieurs algériens. Selon Abderazak Henni, directeur chargé de la modernisation des archives et des documents à l’Intérieur, “le système n’est totalement pas prêt. Son exploitation effective nécessite la mise en place de toute une logistique et du cadre juridique des entités qui devront contribuer à son fonctionnement”. Déclinant les formules de délivrance du permis à points, M. Henni a indiqué que “le titulaire d’un permis de conduire, quelle que soit sa catégorie, devra passer par les guichets électroniques chargés de l’ensemble des prestations. Une fois la plateforme définitivement opérationnelle, on passera à un autre cap, à savoir le lancement, avant 2019, de tous ces services via le smartphone”.

Obtention du permis à points : mode d’emploi
Selon M. Henni, les titulaires des données biométriques (carte nationale d’identité ou passeport) ne sont pas concernés par la collecte des données préliminaires en vue d’être inscrits au niveau des guichets électroniques. Du coup, l’APC obtient systématiquement la filiation du titulaire d’un permis de conduire, avec cet avantage lié à la suppression de l’extrait d’acte de naissance S12.
Aussi, l’administration a supprimé les imprimés qui, autrefois, étaient remplis manuellement, pour parer aux éventuelles erreurs sur la filiation. Ainsi, pour obtenir ce sésame, l’APC reçoit les données chiffrées de la direction des transports de la wilaya. Suite à quoi, l’APC procèdera à la comparaison de la photographie et des empreintes digitales pour s’assurer de l’identité de la personne. Une fois cette procédure achevée, l’APC envoie à la DNSR toutes les données chiffrées.
Ce centre procèdera, ensuite, à l’envoi instantané de ces mêmes données au CNTDS. Ce dernier procédera rapidement à la personnalisation du permis et vérifiera la qualité du document délivré par ses services avant de l’envoyer à l’APC. Le même jour, le titulaire du permis recevra un SMS l’informant que son document est prêt et qu’il peut se présenter pour son retrait.
À sa présentation au guichet, ledit titulaire vérifiera les données fournies sur son permis. Après quoi, le préposé au guichet vérifiera, une dernière fois, les empreintes digitales du concerné et procédera à l’activation, via un lecteur dédié, du permis à points. “C’est un permis qui répond aux standards internationaux. Il est infalsifiable. D’ailleurs, à partir du mois de mai prochain, on va doter toutes les APC et tous les services de sécurité des lecteurs électroniques pour vérifier les documents biométriques”, a encore développé M. Bedoui.


FARID BELGACEM

 


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