Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Flux migratoire et reflux des éléments européens de Daech

Peur panique sur l’Europe

Conséquence des conflits armés, les flux migratoires prennent des proportions alarmantes. © D.R.

Les conclusions du dernier rapport d’Europol, selon lesquelles des dizaines de combattants armés seraient déjà sur le sol européen et de nombreux autres susceptibles d'y venir, font froid dans le dos.

Un vent de peur panique a, de nouveau, soufflé sur l’Europe, prise pour cible par une attaque terroriste des plus abjectes commise au camion-bélier lundi soir sur un marché de Noël dans la capitale allemande, Berlin, faisant 12 morts et des dizaines de blessés. La chancelière allemande, Angela Merkel, a, dans une déclaration, confirmé implicitement que le suspect, arrêté par la police peu après les faits, était un demandeur d'asile. Selon des médias allemands, il serait Pakistanais ou Afghan et serait arrivé en Allemagne cette année.
Une telle nouvelle risque d’envenimer davantage la situation sur le Vieux continent, envahi ces dernières années par une vague de migrants parmi les plus importantes depuis des décennies, provoquée par les conflits armés et les crises humanitaires qui se répandent aux quatre coins du globe et, particulièrement dans les pays musulmans d’Afrique et d’Asie.
Les pays européens impliqués, directement ou indirectement, dans certains de ces conflits complexes où se mêlent enjeux stratégiques et intérêts économiques subissent aujourd’hui les contrecoups d’un tel engagement hors de leurs frontières. La crainte de nouveaux attentats terroristes ont poussé certains gouvernements du continent à renforcer leur niveau d’alerte et les dispositifs de sécurité, à l’image de la France. Le président François Hollande a, d’ailleurs, reconnu, hier matin, que son pays faisait face à “un haut niveau de menace” terroriste et y répond avec un plan de vigilance “particulièrement élevé aussi”. “Nous avons un haut niveau de menace et nous avons un niveau et un plan de mobilisation et de vigilance particulièrement élevés aussi”, a ainsi expliqué le président français, qui garde, comme tout le monde, encore en mémoire les attentats sanglants de Paris, notamment, durant les deux dernières années. Et si l’attentat sanglant de Berlin a réveillé dans le Vieux Continent cette peur du retour de la nuisance terroriste, avec, notamment l’approche des fêtes de fin d’année, cette menace se retrouve amplifiée par les derniers événements enregistrés dans les conflits syrien et irakien avec la cinglante défaite des troupes de Daech.
Ce que redoutent au fait les services de sécurité européens, c’est surtout un repli des éléments européens du groupe État islamique. Les concluConséquence des conflits armés, les fsions du dernier rapport d’Europol, l'agence de police de l'Union européenne, selon laquelle des dizaines de combattants armés seraient déjà sur le sol européen et de nombreux autres susceptibles d'y venir, font froid dans le dos.
En effet, d’après le coordinateur antiterroriste de l'UE, Gilles de Kerchove, quelque 2 500 Européens feraient encore partie des rangs de Daech au Proche-Orient.
Le haut fonctionnaire européen compare, d’ailleurs, le retour de ces combattants dans le continent au reflux des fameux “Afghans” dans leur pays d’origine, à l’image de l’Algérie, en 1989. Ce qui fait dire à l’agence de police européenne que l’organisation terroriste, défaite en Syrie et en Irak, va probablement tenter de commettre de nouveaux attentats en Europe. Europol pense que l'EI va continuer à infiltrer les groupes de réfugiés syriens pour attiser les tensions au sein de l'UE, qui fragilisent déjà de nombreux gouvernements.
Bien que le renforcement des mesures de sécurité et de la coopération entre polices européennes ait permis de déjouer un certain nombre de projets d'attentat ces deux dernières années, la menace reste “élevée”, selon la police européenne.
Une menace confirmée par les services de renseignement américains selon lesquels des milliers de terroristes  “étrangers” de Daech mais aussi de l'ex-Front al-Nosra s'apprêtaient à quitter la Syrie et l'Irak pour projeter le “combat” dans leurs propres pays à travers le monde. Et sur les quelque 7 000 à 8 000 Occidentaux partis rejoindre les rangs de Daech, un quart serait mort, la moitié y serait encore et le dernier quart serait de retour, d’après un rapport de la CIA.
C’est dire que la menace terroriste va se faire encore plus pesante les prochaines semaines sur le Vieux Continent et la célébration des fêtes de fin d’années ne fait qu’exacerber ce risque.

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER