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A la une / Actualité

Atelier international sur l’initiative du Nepad à Tamanrasset

Plaidoyer pour la lutte contre la corruption en Afrique

La lutte contre la corruption, la promotion de l’investissement et de la croissance des pays du Sahel, le développement durable et l’intégration effective de l’Afrique dans l’économie mondiale ont été, entre autres, les points débattus, jeudi, au centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset, à l’occasion de l’ouverture des travaux de l’atelier international sur l’impulsion et la concrétisation de l’initiative du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique).
Initiée par l’Association socioculturelle pour l’activation et l’implication de la société civile de la wilaya de Tamanrasset, la rencontre à laquelle ont pris part des représentants du corps diplomatique malien, nigérian et nigérien accrédités en Algérie, des chercheurs universitaires et spécialistes de pays du Sahel, a été ainsi une occasion de traiter les différents aspects du développement en Afrique, dont la sécurité et la stabilité dans la région du Sahel, les conditions d’atteindre la bonne gouvernance et les différentes composantes susceptibles de faire de la région un espace d’échanges commerciaux et d’interaction culturelle, a indiqué, d’emblée, le président de l’association organisatrice, Mahmoud Bensebgag.
Ce dernier a, également, parlé du cadre stratégique mis en place de l'Union africaine pour le développement socioéconomique du continent africain conformément aux recommandations du 37e sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) organisé en Zambie, en juillet 2001.
M. Bensebgag a mis en avant l’importance de cet atelier permettant de définir les axes de coopération et de coordination entre les pays africains à travers le renforcement des voies et mécanismes opérationnels devant aboutir à une bonne gouvernance et à la consolidation institutionnelle résultant de la concrétisation de l’initiative du Nepad. Il a été recommandé d’intégrer des projets et des plans pratiques visant à consolider les facteurs de stabilité dans la région du Sahel africain, ainsi qu’à lever les points vulnérables en faisant face aux différentes menaces, à l’instar de l’immigration clandestine et du crime organisé transfrontalier.
Dans son allocution, le wali de Tamanrasset, Djilali Doumi, a insisté sur les effort déployés dans ce cadre, mais surtout sur le transfert de technologie et le développement des zones frontalières devant servir de base et de plateformes permettant d’optimiser les liaisons vers le marché africain. Ce hub d’échanges économiques peut ainsi donner à l’Algérie et à ses partenaires le moyen de construire un réseau plus efficace, tout en réalisant, grâce à la concentration des moyens matériels et humains, des économies d’échelle par rapport aux coûts de production et de coûts de revient des produits destinés à l’exportation.
Les travaux de l’atelier ont été marqués par la présentation d’une série de communications.

Lever les obstacles aux investissements
Le Dr Ahmed Edabir du centre universitaire a disserté sur le rôle des organisations territoriales dans la de sécurité régionale, avant de céder la tribune au Dr Abdelwahab Hafiane du même centre pour intervenir sur les problèmes sécuritaires et leur impact sur le développement durable de l'Afrique.
Le directeur du Centre maghrébin d’études stratégiques (Mauritanie), Didi Ould Salek, a, quant à lui, évoqué la corruption et les difficultés rencontrées par les investisseurs africains. L’intervenant a estimé nécessaire la réforme du système judiciaire en Afrique et la lutte contre toutes les formes de corruption pour une stabilité institutionnelle, en plus d’œuvrer à l’amélioration du dispositif légal régissant l’investissement de sorte à assurer un climat favorable à l’attrait des investissements au profit du continent africain. Les travaux de l’atelier se sont poursuivis par la présentation de plusieurs autres communications portant sur les mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption et l’adaptation des législations des pays du Sahel au droit international.
Les prises en charge sanitaire des migrants a, également, été au menu de cet atelier. Intervenant dans ce sillage, la spécialiste en maladies infectieuses à l’EPH de Tamanrasset, Nesrine Touhami, a mis en évidence les efforts déployés par l’Algérie pour assurer une meilleure prise en charge aux ressortissants de pays africains vivant sur son territoire. Elle a suggéré, dans ce contexte, la création d’une Union africaine des médecins, afin de renforcer la coopération entre les cadres médicaux africains, à travers une intensification des opportunités de formation et d’échanges
d’expériences.


RABAH KARECHE


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