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A la une / Actualité

Conférence des femmes syndicalistes de l’UGTA à Oran

Plaidoyer pour la parité

Soumia Salhi, présidente de la commission des femmes syndicalistes UGTA. © Archives Liberté

“Nous sommes 65% de diplômées et nous voulons que cela se traduise par plus de postes et de représentations dans les instances”, a réclamé Mme Salhi.

La conférence nationale des femmes syndicalistes, qui se tenait hier après-midi au Méridien d’Oran dans le cadre des festivités pour la célébration du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en 1971 et la création de l’UGTA en 1956, s’est traduite par la reconduction de la présidente de la commission des femmes syndicalistes UGTA, Soumia Salhi.
Cette dernière fera l’unanimité à main levée, avec la désignation, dans la foulée, des membres du bureau de la commission. La syndicaliste, qui avait un parcours dans le mouvement associatif, a expliqué que “les femmes syndicalistes veulent partager le pouvoir avec les hommes”, et d’évoquer le programme d’action et de formation en direction des femmes syndicalistes “pour plus de promotion, gagner en assurance, en qualité de travail syndical”. L’intervenante rappellera les grands axes du programme d’action de la commission, notamment la révision de l’article 60-41 bis portant sur la protection des témoins dans les cas de harcèlement sexuel des femmes sur les lieux de travail, notamment. Au sein même de la structure syndicale de l’UGTA, la présidente de la commission explique : “Il y a beaucoup de résistance pour la promotion de la femme syndicaliste et de la femme travailleuse, en général. Nous sommes 65% de diplômées et nous voulons que cela se traduise par plus de postes et de représentation dans les instances.” Et de poursuivre : “La difficulté pour les femmes d’accéder aux postes de responsabilité réside dans le fait que ces postes s’accompagnent de privilèges et d’avantages.” “Et cela, dans l’ensemble de la société”, laisse-t-elle entendre.
Une situation qui sera reconnue par Sidi-Saïd qui, avant le début des travaux de la conférence, a abondé dans ce constat en disant que “le syndicalisme est une question de pouvoir”, rappelant les réactions de nombre de syndicalistes au sein de l’UGTA lorsqu’il s’est agi d’appliquer des quotas et la parité.
En termes de chiffres, le SG de la Centrale syndicale rappellera que sur un peu plus de 2 700 000 syndiqués, 11% sont des femmes. Alors que sur les 62 000 syndicalistes ayant bénéficié de formation, l’on retrouve 40% de femmes. C’est jusque tard dans la journée que les nouveaux membres de la commission des femmes travailleuses devaient approuver le communiqué sanctionnant leur conclave orange.


D. LOUKIL


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