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A LA UNE / Actualité

Radiothérapie et autres actes assurés dans le privé

Plaidoyer pour le remboursement des soins pour les cancéreux

Les tarifs onéreux de la radiothérapie, l’autre calvaire des cancéreux. ©D. R.

Les cancéreux doivent être remboursés comme le reste des autres malades assurés, estiment les professionnels de la santé qui pressent la Cnas de prendre en charge les soins en question.

Si le problème de la disponibilité des appareils de radiothérapie, qui, il n'y a pas si longtemps, se posait avec acuité, est en phase d'être réglé, grâce à l'ouverture de plusieurs centres spécialisés, publics et privés, l'accès aux soins reste, cependant, encore loin d'être à la portée de tous. Et pour cause. Les prestations assurées dans les centres privés de radiothérapie, au nombre de 10 au niveau national, coûtent tellement cher que seuls les riches peuvent se les permettre. Du coup, la grande majorité des patients, y compris les assurés, doit encore et toujours se contenter des structures publiques souvent surchargées. D'où, l'appel insistant des professionnels de la santé pour que la Caisse nationale des assurances (Cnas) intègre les soins par radiothérapie dans la nomenclature des remboursements. “La Cnas est interpellée pour intégrer la radiothérapie dans la nomenclature des remboursements pour permettre aux patients assurés de se faire soigner dans les centres privés et, par ricochet, permettre le désengorgement des centres publics et, donc, une meilleure prise en charge des patients”, a, en effet, plaidé, hier, le professeur Kamel Bouzid, chef du service oncologie médicale du Cpmc, au Forum de DK News, conjointement animé avec le Pr Djemaâ Bendjazia, chef du service radiothérapie du CAC de Constantine, et Hamida Kettab, présidente de l'association El-Amel d'aide aux personnes atteintes du cancer du Cpmc. Le Pr Bouzid regrette que la Cnas refuse de rembourser la radiothérapie et bien d'autres soins, voire certains médicaments, pour les cancéreux sous prétexte que cette catégorie de patients finit par mourir. Or, dit-il, l'avancée de la science permet depuis longtemps la guérison des cancéreux, ou tout au moins le prolongement de leur espérance de vie. Selon le professeur, on a plus de chances de guérir d'un cancer que d'un AVC. Quoi qu'il en soit, pour le professeur, les cancéreux doivent être remboursés comme le reste des autres malades assurés. Sinon, s'offusque-t-il, à quoi bon cotiser pendant des années à la Cnas ? Le Pr Bouzid indique que le prix des cures par radiothérapie se situe, en moyenne, entre “600 000 et 900 000 DA”. Un plaidoyer appuyé par Hamida Kettab qui, pour sa part, ne comprend pas pourquoi la Cnas finance les hôpitaux publics pour la prise en charge des cancéreux, mais refuse de les rembourser pour des soins, au même prix, dans les structures privées ? Ceci, souligne-t-elle, alors que quelque “80%” des prestations dont les examens par scanner et IRM ou encore les analyses médicales sont assurées dans le privé. Le Pr Bendjazia a, par ailleurs, mis le doigt sur le problème de la maintenance des équipements onéreux qui se pose cruellement dans les structures publiques. Un problème qu'elle impute aux gestionnaires qui, accuse-t-elle, refusent souvent de parapher les contrats de maintenance représentant à peine “10%” du prix d'achat d'un matériel. La négligence du volet de la maintenance, regrette le professeur, est la cause principale des pannes récurrentes des équipements. Ce qui affecte, du coup, la prise en charge des patients dont le problème de l’éloignement des rendez-vous de radiothérapie revient souvent dans différents établissements. Le professeur réclame également la mise à niveau des anciens centres où des problèmes même futiles, liés à l’électricité, au système de climatisation et à l’étanchéité, déplore-t-elle, menacent les équipements, achetés à coups de milliards, installés dans ces centres. L’autre problème, non moins pénalisant, ajoute le professeur, est relatif au manque, voire à l’absence de formation continue des techniciens, notamment les manipulateurs d’appareils et physiciens médicaux, indispensables pour le bon fonctionnement des services de radiothérapie.

Farid Abdeladim


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