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CONVENTION RÉGIONALE DE BÉJAÏA

Plaidoyer pour un processus constituant

Une rencontre a été organisée hier à Béjaïa pour débattre d’un avant-projet de convention régionale entrant dans le cadre de la recherche de solutions à la crise qui secoue le pays. Le projet a suscité un grand débat et de l’intérêt.  Pour preuve, la salle de conférences de l’APC de Béjaïa était pleine à craquer mais avec une très faible présence des femmes, qui étaient une poignée seulement. Le lien entre cette convention et la convention préparée par les Forces de l’alternative démocratique n’est pas établi. 

Le RCD n’a pas été convié à cette rencontre. Les membres de la commission de préparation sont issus des partis politiques présents (FFS, PST et PT), des syndicats autonomes (CLA, Satef, Snapap), de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh), du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), de l’Association des victimes d’Octobre 1988 et du Comité de solidarité avec les travailleurs de la wilaya de Béjaïa. L’initiative et le texte, qu’ils ont soumis à débat, ont été vivement critiqués par certains intervenants.

Ce qui a obligé, les organisateurs à rappeler avec insistance qu’ils ne prétendent pas parler au “nom du mouvement”, ni le diriger et que “cette rencontre ne va pas arrêter le mouvement”, mais qu’ils militent “pour la souveraineté populaire et l’alternative démocratique”. Aussi, un des organisateurs insistera sur le refus catégorique des élections que “le pouvoir politique veut organiser coûte que coûte”.

Durant les débats, qu’il a fallu ensuite poursuivre au niveau des deux ateliers, une partie non négligeable des intervenants a déploré le fait que dans le texte de la convention, on n’a pas beaucoup insisté sur le “combat identitaire”, relégué, selon une intervenante, au second plan. Occasion pour Malek Sebaïhi d’insister pour une “Algérie algérienne, qui ne soit ni orientale ni occidentale”. Quant au combat identitaire, il doit, selon lui, être pris en charge d’autant qu’il ne peut y avoir, selon son intime conviction, de “Kabylie sans l’Algérie ni d’Algérie sans la Kabylie”.

L’ancien animateur du MCB, Madjid Amazigh, a invité son auditoire à prévoir un plan B, car il est convaincu que le “projet que nous sommes en train d’élaborer risque d’être rejeté devant le caractère républicain, civil, social, fédéral et laïque du nouvel État, que nous souhaitons mettre en place”. Fatah, un syndicaliste et ancien militant du Pags, estime, au contraire, que la solution est dans la refondation de l’État. Le point de vue est partagé par Boualem Zaïni du PST, qui considère que c’est un moment historique de rupture.

Il a expliqué que “le choc du 22 février va provoquer beaucoup de changements y compris au niveau des partis politiques et des syndicats. C’est en ce sens qu’il faut un projet politique. Ce à quoi nous nous attelons”. Et d’ajouter : “N’ayons pas peur des mots. Nous sommes l’alternative. Il faudrait néanmoins faire notre autocritique.” Certains intervenants, à l’instar de Kamel Zirem, membre actif de la société civile, ont regretté que cette convention n’ait pas été précédée par des rencontres au niveau des 19 daïras que compte la wilaya de Béjaïa pour espérer être vraiment représentative du mouvement populaire du 22 février.

 

M. OUYOUGOUTE

 


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