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elle REPRÉSENTE UN TAUX D’INTÉGRATION DE PLUS DE 30%

Plasturgie : un apport majeur dans l’industrie automobile

La sous-traitance, le point nodal de l’industrie automobile. ©D. R.

Sétif a accueilli jeudi une rencontre qui a permis aux participants de mettre en valeur le potentiel et la chaîne de valeur en plasturgie, allant de la production des intrants à la fabrication des composants dans le secteur automobile.

Atteindre un taux d’intégration appréciable à travers la mobilisation des sous-traitants dans le domaine de la plasturgie et fédérer les énergies pour constituer un écosystème automobile à même de permettre à cette industrie de s’offrir un tissu d’équipementiers locaux, tels sont les objectifs d’une journée technique organisée, jeudi, à l’université Ferhat-Abbès de Sétif. Intitulée “Plasturgie et matériaux composites dans le secteur automobile”, cette rencontre, organisée par le groupe public ACS (Algerian Chemical Specialisties) et l’Union professionnelle de l’industrie automobile et mécanique (Upiam), a été une opportunité pour les participants de mettre en valeur le potentiel et la chaîne de valeurs en plasturgie allant de la production des intrants à la fabrication des composants dans le secteur automobile. Cette journée, à laquelle a pris part le secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines, a vu la participation de constructeurs automobiles, de sous-traitants et de plusieurs opérateurs locaux, notamment ceux qui interviennent dans le secteur de la plasturgie. Selon la présidente de l’Upiam, Latifa Turki Liot, “cette rencontre s’inscrit en droite ligne de la volonté du gouvernement de réduire la facture d’importation des intrants et, du coup, renforcer l’intégration locale sur les projets en coproduction dans le secteur automobile”. Pour cette  responsable, cette journée se veut une opportunité pour orienter les pouvoirs publics pour engager des investissements dans ce sens, sachant que les intrants et les composants de la plasturgie représentent plus de 30% du taux d’intégration dans un véhicule. “Nous sommes conscients que l’industrie ne se fait pas en une ou deux années. Il était temps de lancer cette industrie, car les coûts seront moins importants. Notre objectif est aussi de créer un comité plasturgie à Sétif et de fédérer les différents opérateurs de cette filière. Notre association est une force de proposition et un espace pour la structuration du secteur via l’organisation d’activités, dont le prochain Salon de la plasturgie”, explique encore Mme Turki Liot. Pour la représentante de l’ACS, “cette manifestation permettra aux différents producteurs d’échanger les expériences et de faire des propositions pour mieux intégrer leurs produits. D’autant que leurs produits sont très concurrentiels, répondent aux normes et au rapport qualité/prix”. Aussi, une table ronde dédiée à la relation universités-entreprises a été organisée pour débattre de la formation nécessaire pour la montée en compétences dans cette filière qui constitue la pierre angulaire dans les intrants et les composants plastiques qui interfèrent dans le montage et la fabrication du véhicule, mais aussi dans la fabrication de la pièce de rechange.

F. SENOUSSAOUI