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A la une / Actualité

Importation de produits pharmaceutiques pour l’année 2018

Plus de 2 000 programmes déposés

Siège du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. © D.R.

Le ministère de la Santé prévoit des programmes additionnels au cours de l’année prochaine afin de faire face à d’éventuelles ruptures de stock.

La quasi-totalité des importateurs en activité ont déposé leurs programmes prévisionnels d’importation de médicaments pour l’exercice 2018. Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH), a, faut-il le rappeler, fixé la date du 14 octobre, comme dernier délai pour le dépôt des dossiers.
Plus de 2 000 programmes, toutes marques, formes et dosages confondus, ont été ainsi déposés par les opérateurs auprès des structures concernées au ministère de tutelle. Il faut dire que la décision prise par le département du Pr Hasbellaoui a provoqué un afflux d’opérateurs vers le siège du ministère. D’où, l’impossibilité pour les cadres du ministère de recevoir toutes les demandes des importateurs.
Ce qui a poussé la tutelle à proroger le délai jusqu’à jeudi afin de permettre par la même occasion aux 300 retardataires de déposer leurs dossiers. Les 2 300 importateurs recensés auront donc à fournir des dossiers complets afin de pouvoir bénéficier de l’autorisation préalable de la tutelle. Sinon, dans le cas contraire, tel que le mentionne Slim Belkessam, conseiller du ministre, leurs demandes seront rejetées. Une fois cette opération achevée, une commission installée au MSPRH commencera à traiter les dossiers.
D’ici à la fin de l’année 2017, tous les programmes conformes seront remis aux importateurs, rassure M. Belkessam. La démarche adoptée par le ministère aura un impact direct sur le marché national du médicament. Une distribution régulière des produits pharmaceutiques sera de ce fait assurée et les tensions sur la disponibilité de ces derniers seront évitées durant toute l’année 2018, sachant que les importateurs disposent d’ores et déjà d’un stock de trois mois.
Les opérateurs auront par conséquent suffisamment de temps pour enclencher le processus de l’approvisionnement du marché en 2018. Cette procédure concerne, explique ce responsable, les produits finis. Les demandes d’importation de matières premières, quant à elles, elles peuvent être déposées durant toute l’année.
Par ailleurs, le ministère exige  que les programmes soient élaborés selon les canevas utilisés pour l'exercice 2017, sur supports papier et informatique. La tutelle a, pour rappel, fixé ce délai dans une note qu’elle a envoyée aux opérateurs pharmaceutiques qui ont tardé à accomplir cette démarche. “Le ministère a transmis cette note après avoir relevé que les importateurs ne se pressaient pas pour déposer leurs dossiers”, indique M. Belkessam. La procédure consiste en fait en le dépôt par l’opérateur de son programme prévisionnel d’importation avec une liste de médicaments et les quantités prévues.
Une fois déposée, cette liste est analysée au ministère où l’on vérifie aussi si ces quotas demandés couvrent les besoins du marché sur la base d’une consommation de l’année précédente, comme référence, à laquelle l’on ajoute 15% pour l’année en cours. “Les programmes d’importation ne doivent être, de ce fait, ni inférieurs ni largement supérieurs à la demande du marché”, relève notre source, d’autant plus que la devise devient de nos jours une denrée rare. En tout cas, la tutelle prévoit des programmes additionnels en cours de l’année afin de faire face à des éventuels manques d’approvisionnement.
Le MSPRH exige également des opérateurs de se conformer aux dispositions prises lors de l'exercice 2017 en matière de quantités prévisionnelles et de mise à jour des renouvellements de décisions d'enregistrement. Il s’agit, selon le conseiller de Mokhtar Hasbellaoui, de quelques règles appliquées depuis trois ou quatre années déjà. “Quand un opérateur compte dans son portefeuille un médicament dont l’enregistrement arrive à l’échéance quinquennale, il doit prendre toutes ses dispositions pour que cet enregistrement soit remisé à temps avec toutes les conditionnalités y afférentes (liées à un enregistrement), notamment la baisse des prix”, avoue-t-il.
En termes plus clairs, M. Belkessam souligne : “Aujourd’hui, une boîte de médicament enregistrée à 10 euros, au bout de cinq ans, il y aura un amortissement suffisant pour que cette somme baisse à 5 ou 6 euros.”


B. Khris

 


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