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Constantine

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Préoccupation majeure des parents, la scolarité des enfants est en passe de devenir un véritable cauchemar pour les chefs de famille, appelés à assumer, au-delà des dépenses et tracas liés à la rentrée scolaire, les conséquences d’un phénomène de société qui semble s’installer durablement comme une règle de bonne intendance, éminemment éducative.
En effet, les cours de soutien ou particuliers, selon la formule préconisée, se sont imposés ces dernières années, indépendamment de la catégorie sociale, comme un impératif de réussite à la charge des parents, et pour dénicher la bonne adresse et/ou l’enseignant à la réputation affirmée et pour garantir son corollaire budgétaire. Une contrariété pour la majorité des parents, y compris ceux issus des couches moyennes, obligés de surfer sur une vague surélevée par rapport à leurs moyens.
Autrefois, une minorité d’élèves seulement était concernée par les cours de soutien, s’agissant d’enfants de familles aisées ou dans une plus large proportion d’élèves en classes d’examen (6e, BEM et baccalauréat). Aujourd’hui, la généralisation du phénomène des cours de soutien à tous les cycles et tous les niveaux a pris une telle ampleur que même la tutelle qui avait promis de lutter et de bannir cette pratique a fini par abdiquer. Ni les enseignants qui assurent ces cours payants, accusés d’être voraces et mercantilistes, et encore moins les parents n’ont prêté l’oreille aux appels à la vigilance et autres avertissements des conséquences de la surcharge, émis par des pédagogues.
À domicile, dans des hangars, garages, pavillons de villas ou de magasins et même sur des balcons d’appartements, les cours particuliers continuent de faire, chaque année, un peu plus d’émules parmi le corps enseignant et dans les foyers où l’on scrute les secrets du succès de tel ou tel autre voisin. Dans les cités et quartiers, l’on assiste carrément à une véritable contagion indifféremment du niveau des élèves ou de leur rang social, puisque les uns et les autres se retrouvent côte à côte, parfois sur des bancs de fortune pour des cours de soutien payants et surtout “salutaires”, pensent-ils. Une simple arithmétique démontre l’ampleur de la saignée que ce phénomène provoque dans le budget des familles, celles nombreuses et ayant plus d’un ou de deux enfants scolarisés, en particulier.
Des renseignements pris hier auprès de deux “écoles privées” à Constantine faisant des cours de soutien leur activité de prédilection, il en ressort que pour quatre séances d’une seule matière, un élève du cycle moyen doit débourser entre 1 200 et 1 500 DA par mois. Tarifs pratiqués par une école dite agréée, logée dans une bâtisse de trois étages du côté de Aïn Smara. Non loin, à la nouvelle ville Ali-Mendjeli, une autre école “clandestine” a priori a élu domicile dans un étage de villa. On s’y bouscule aussi pour assurer un siège à sa progéniture moyennant
1 800 à 2 400 DA par mois (quatre séances de deux heures) par matière du cycle secondaire. Last but not least, les retardataires risquent des amendes supplémentaires, puisqu’ils seront contraints de se rabattre sur une formule autrement plus onéreuse, celle des cours particuliers… et des résultats souvent improbables.

Kamel Ghimouze


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