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réactionS internationaleS après la démission de Bouteflika

Pour une transition sans ingérence

Bouteflika lors de la remise de sa démission en présence du président du Conseil de la nation (à gauche) et du président du Conseil constitutionnel. © D.R

La démission du président de la République a suscité des réactions de nombreux pays, notamment ceux avec lesquels l’Algérie entretient des relations étroites, particulièrement les grandes puissances mondiales. 

Le département d'État américain, le Kremlin, mais aussi Pékin ont réagi à la démission d'Abdelaziz Bouteflika Tous appellent à une transition décidée par les Algériens, sans ingérence étrangère. La première réaction après l’annonce de la démission de Bouteflika est venue de Washington qui, par la voix de son porte-parole, Robert Palladino, a déclaré que le cadre de la future transition en Algérie, après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, doit être fixé par les Algériens eux-mêmes. Cité par l’AFP, Robert Palladino a indiqué “qu’il revient aux Algériens de décider comment gérer cette transition en Algérie”. Restant sur la prudence qui a caractérisé ses précédentes réactions dans lesquelles Washington saluait “l’engagement du gouvernement algérien d’assurer la sécurité de tous les manifestants” en respectant “le droit du peuple algérien à exprimer, de manière pacifique, ses opinions politiques”, le département d’État américain met en évidence l’impératif du respect de la volonté du peuple dans la gestion de la transition. De son côté, le Kremlin a appelé, hier, à une transition “sans ingérence de pays tiers”. Dans une déclaration à la presse, au lendemain de la démission de Bouteflika, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré : “Nous espérons que, quoi qu’il arrive, les processus internes qui se déroulent dans ce pays et qui relèvent exclusivement des affaires intérieures de l’Algérie, se feront sans ingérence de pays tiers”, ajoutant que Moscou espère aussi que la transition qui s’annonce n’aura “aucune répercussion sur le caractère amical de nos relations bilatérales”. Suspecté un temps de vouloir peser sur la décision en Algérie après la visite de l’ex-vice-Premier ministre, Ramtane Lamamra, à Moscou, le Kremlin met en avant l’impératif du respect de la souveraineté algérienne et de la non-ingérence dans les affaires intérieures du pays. Même son de cloche du côté de Pékin. Commentant la démission d’Abdelaziz Bouteflika, le ministère chinois des Affaires étrangères a souligné l'attachement de Pékin au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jing Shuang, a déclaré que “la Chine a confiance en la capacité du peuple algérien à gérer la situation”. 


Saïd Smati


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