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A la une / Actualité

Réserves de change

Près de 100 milliards de dollars perdus depuis juin 2014

Siège de la Banque d’Algérie. © Liberté

La valeur des stocks en devises a chuté de 193,269 milliards de dollars à fin juin 2014 à 94,529 milliards de dollars à fin mars dernier.

La fonte des réserves de change s’est poursuivie au premier trimestre de l’actuel exercice. Les placements du pays dans les banques souveraines occidentales ont baissé à 94,529 milliards de dollars à l’issue des trois premiers mois de l’année contre 108,5 milliards de dollars à la même période de 2017.
À la fin du précédent exercice, les réserves de change, or non compris, étaient à 97,33 milliards de dollars, ce qui donne une baisse du matelas de devises de 2,8 milliards de dollars entre fin décembre 2017 et fin mars 2018, lit-on dans la note de conjoncture du premier trimestre 2018, communiquée, hier, par la Banque d’Algérie. Selon des responsables de cette institution, cette contraction observée sur la courbe des placements est la conséquence des effets croisés, sur la période, d'un solde global négatif de la balance des paiements et de la valorisation positive du stock des réserves de change de 1,55 milliard de dollars. L’amélioration de certains indicateurs de la balance des paiements a ralenti le rythme d’évaporation des placements en devises. Depuis juin 2014, alors que les cours du pétrole amorçaient une tendance baissière conséquemment à la surabondance de l’offre, les positions financières externes du pays suivaient la même tendance ; les déficits allaient en s’aggravant et la fonte des réserves de change s’accélérait sans répit. Résultats des courses : le pays perd près de 100 milliards de dollars depuis juin 2014, soit près de 100% des placements dans les banques souveraines occidentales. En effet, la valeur des stocks en devises a chuté de 193,269 milliards de dollars à fin juin 2014 à 94,529 milliards de dollars à fin mars dernier. Cette variation est due essentiellement à l’évolution défavorable de la balance des paiements et à l’aggravation des déficits des trois dernières années. C’est que l’impact du choc externe sur les positions financières était, pour le moins, violent. Les prévisions récemment établies par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, tablent sur un encours de 85,2 milliards de dollars à fin 2018, ce qui équivaudrait à moins de deux années d’importations (18,8 mois). Les placements de l’Algérie en devises devraient continuer à baisser en 2019 pour s’établir à 79,7 milliards de dollars, soit l’équivalent de 18,4 mois d'importations, avant d'atteindre 76,2 milliards de dollars en 2020 (17,8 mois d'importations). Outre la forte contraction des réserves de change officielles, l’Algérie a perdu l’essentiel de ses réserves en dinar placées dans le Fonds de régulation des recettes.
À fin juin 2014, date durant laquelle le marché pétrolier allait connaître un retournement de situation de grande ampleur, les avoirs du FRR étaient de 4 773,51 milliards de dinars contre un solde négatif aujourd’hui. Les économistes sont plus que jamais inquiets de cette détérioration des positions financières internes et externes de l’Algérie.
Seule une remise sur les rails des réformes budgétaires et économiques pourrait endiguer l’accélération de la fonte des réserves de change qui sont désormais, faut-il le reconnaître, l’unique indicateur de solvabilité du pays.


Ali Titouche


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Brahms le 12/07/2018 à 13h38

Il ne faut pas attendre d'être dans le creux de la vague pour bouger ou pour réformer le pays. Il faut expliquer aux citoyens les tenants et les aboutissants et faire des réformes structurelles pour changer la donne sinon tout le monde ira dans le fossé. Les saoudiens tirent les ficelles pour certains états et leur guerre économique et financière peut être contrée facilement si les bonnes décisions sont prises.

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