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L’élection du 4 juillet annulée, Bensalah appelé à convoquer le corps électoral

Présidentielle : session de rattrapage pour le régime

Siège du Conseil constitutionnel. © archive/liberte

Le chef de l’État devra intervenir à la suite du Conseil constitutionnel pour préciser de quelle manière il compte engager de nouveau le processus électoral.

Le Conseil constitutionnel a statué hier sur la validité des deux dossiers de candidature à la présidentielle qu’il a eu à traiter. Il a prononcé l'impossibilité de tenir l'élection présidentielle à la date du 4 juillet prochain. Il a précisé que les deux dossiers de candidature d’Abdelhakim Hamadi et de Hamid Touahri ont été invalidés. “Le Conseil constitutionnel, réuni les 21, 24 et 27 Ramadhan 1440 correspondant aux 26 et 29 mai et 1er juin 2019, à l'effet de délibérer sur les dossiers de candidature pour l'élection du président de la République prévue le 4 juillet 2019, s'est prononcé par le rejet des deux dossiers de candidature déposés auprès de lui, en vertu de deux décisions individuelles n°18/D.CC/19 et n°19/D.CC/19 datées du 1er juin 2019”, précise, en effet, le communiqué. Il a ajouté qu’en vertu “de la décision du Conseil constitutionnel n°20/D.CC/19 du 1er juin 2019, il déclare l'impossibilité de tenir l'élection du président de la République, le 4 juillet 2019, et la réorganisation de celle-ci de nouveau”.

Ainsi, selon le Conseil constitutionnel, l’annulation de la présidentielle prévue le 4 juillet maintiendrait de facto Bensalah au poste de chef de l’État. “(…) la Constitution prévoit que la mission essentielle dévolue à celui investi de la charge de chef de l'État est d'organiser l'élection du président de la République”, souligne, à cet effet, le communiqué. Cela dit, la mission d’Abdelkader Bensalah d’organiser une élection présidentielle courra au-delà du délai de rigueur qui lui est imparti, soit le 8 juillet prochain, date à laquelle il bouclera ses 90 jours à la tête de l’État, comme le prévoit l’article 102 de la Constitution, en vertu duquel il a été désigné chef de l’État intérimaire le 9 avril écoulé après la démission de Bouteflika le 2 du même mois. Le Conseil constitutionnel précise, par ailleurs, qu’“il revient au chef de l'État de convoquer de nouveau le corps électoral et de parachever le processus électoral jusqu'à l'élection du président de la République et la prestation du serment constitutionnel”.

Le communiqué a ajouté qu’“il y a lieu de réunir les conditions adéquates pour l'organisation de cette élection dans la transparence et la neutralité” en vue “de préserver les institutions constitutionnelles” qui “concourent à la réalisation des aspirations du peuple souverain”. Partant de ce “préalable” posé par le Conseil constitutionnel, c’est la prolongation du mandat de chef de l’État intérimaire qui est validée. Mais face à cette nouvelle donne, que fera réellement Bensalah ? La rue, de plus en plus exigeante, s’est montrée dès le début du soulèvement hostile à toute opération électorale organisée par le personnel politique hérité de l’ère Bouteflika. De ce fait, il sera d’autant plus ardu pour Abdelkader Bensalah de tenir un scrutin présidentiel sans avoir, au préalable, répondu favorablement aux doléances de la rue. À la lecture de l’avis du Conseil constitutionnel, c’est la feuille de route tracée par le pouvoir, à savoir l’ouverture d’un “dialogue” autour de la présidentielle, comme l’avait précisé, par ailleurs, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense, dans son dernier message, qui est retenue comme unique “solution” à la crise. Un discours à la nation de Bensalah étant attendu. Un discours qui devra préciser les intentions du régime quant à la manière de réengager le nouveau processus électoral. 

 

Mohamed Mouloudj


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