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A la une / Actualité

La direction du CHU d’Oran porte plainte contre les résidents

Pression sur les grévistes

La grève des médecins résidents affiliés au Camra est à son sixième mois sans qu’aucune perspective de fin du conflit pointe à l’horizon. Les résidents, qui ont interpellé le président de la République, doivent faire face à de multiples pressions dans différents services des établissements publics de santé d’Oran. Le dernier épisode en date étant très révélateur de la situation que connaît le mouvement de grève du Camra, avec une plainte de la direction générale du Chu d’Oran, près le procureur de la République, visant des résidents accusés d’avoir investi par la force les services de la maternité obstétrique et de médecine interne aux fins d’empêcher la reprise des gardes par certains de leurs collègues résidents. La direction du Chuo dénonce, dans un communiqué partagé sur les réseaux sociaux, l’entrave au libre droit de travail. La situation serait plus claire si, dans la foulée, un autre communiqué des résidents du Camra, également partagé sur les réseaux sociaux, n’était pas venu dénoncer “des affabulations et des pseudos incidents qui se seraient déroulés en date du 20 mai” dans les deux services sus-cités. Le long démenti évoque une réunion entre résidents qui se serait déroulée normalement si un surveillant médical n’avait pas tenté d’empêcher la rencontre faisant “appel à des agents de sécurité”. Cette passe d’armes entre grévistes et direction du Chuo intervient alors que le mouvement est véritablement à la croisée des chemins. Les pressions plus fortes avec des notes émanant des chefs de service menaçant les résidents d’exclusion de stages s’ils maintiennent leur boycott des gardes, les retenues sur salaires et la politique de pourrissement des pouvoirs publics ne sont pas étrangers à l’évolution du mouvement du Camra. Un professeur hospitalo-universitaire de l’EHS Canastel juge, justement, que cela est la pire des solutions d’avoir choisi le pourrissement de la part du ministère de la Santé. “Cette grève, ce mouvement de la jeunesse, est
aussi un signe de la situation catastrophique de la santé, le système est totalement saturé, et ce n’est pas la présence ou non des résidents qui va améliorer la situation”, expliquera-t-il. Et au moment où des résidents s’interrogent sur une solution de sortie de crise, la population et les malades jugent maintenant de plus en plus sévèrement les grévistes. La situation délétère de prise en charge des malades, généralement une population modeste, a été exacerbée par la grève des médecins résidents et certains professionnels de la santé reconnaissant que ce mouvement “a mis à nu toutes les défaillances, la mauvaise gestion des hôpitaux, la fuite en avant des responsables et la déliquescence de la santé”. Très prochainement, le bureau national du Camra va être amené à se prononcer sur la suite du mouvement, alors que dans certaines AG des médecins résidents, les avis sont désormais un peu plus partagés.


D. LOUKIL


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