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Il sape toute chance de paix dans la région

Proche-Orient : Donald Trump en pyromane

Le parti pris des États-Unis en faveur de l’occupant israélien, déjà flagrant, a atteint un seuil de non-retour depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le président des États-Unis avait fait de la reconnaissance d’Al-Qods occupée un des axes de sa campagne électorale en matière de politique étrangère. Un choix qui vient en guise de contrepartie au soutien financier que lui a apporté le puissant lobby israélien, dont notamment le milliardaire Sheldon Adelson. En appliquant la loi américaine de 1995 sur le transfert de la représentation diplomatique des États-Unis de Tel-Aviv à Al-Qods, alors que tous ses prédécesseurs l’avaient reportée pour ne pas mettre en péril le processus de paix israélo-palestinien, Donald Trump a allumé l’étincelle au Proche-Orient.
Les conséquences sont gravissimes notamment en vies humaines du côté palestinien, qui se chiffrent à plusieurs dizaines, outre les milliers de blessés. Assuré de l’impunité par Washington qui bloque toutes les condamnations et les enquêtes au Conseil de sécurité des Nations unies, Israël autorise ses soldats à tirer sans aucune retenue sur les civils palestiniens à la frontière de la bande de Gaza et dans tous les territoires occupés. Les vies des Palestiniens n’ont aucune valeur aux yeux de Donald Trump, qui laisse faire. Jamais un président américain, républicain ou démocrate, n’a donné autant de liberté d’agir aux dirigeants israéliens contre les Palestiniens, comme le fait aujourd’hui M. Trump.
Cela ne pouvait que se répercuter sur la paix dans cette région du monde, devenue une véritable poudrière.
En effet, la paix que d’aucuns espéraient après les accords d’Oslo en 1991 et ceux paraphés par Yitzhak Rabin et Yasser Arafat sur la pelouse de la Maison-Blanche en 1993 devant Bill Clinton, n’est plus que chimère. En optant pour cette voie, le président américain a littéralement donné le coup de grâce au processus de paix israélo-palestinien, à l’arrêt depuis plusieurs années suite aux positions radicales du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Devant cette situation, les responsables palestiniens, avec à leur tête Mahmoud Abbas, refusent désormais de discuter de paix avec les Israéliens sous médiation américaine. Le président de l’Autorité palestinienne a été très clair à ce sujet en affirmant, à de nombreuses reprises, dont la dernière fois lundi, que les États-Unis ne peuvent plus prétendre à cette mission, car ils sont devenus partie au conflit en prenant position aussi directement en faveur d’Israël. En fait l’“accord du siècle”, dont parle Donald Trump pour régler le conflit du Proche-Orient, n’est qu’une reddition pure et simple qu’il demande aux Palestiniens, lui qui multiplie les cadeaux à Benjamin Netanyahu.
Mais, cette stratégie américaine comporte trop de risques, parce qu’aucun responsable palestinien ne se hasarderait à signer une telle reddition, après tant de décennies de lutte contre l’occupation israélienne.

Merzak Tigrine


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