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Après les interpellations de vendredi à Oran

Protestation devant le commissariat central

Sit-in des citoyens devant le commissariat de police à Oran. © D. Loukil/Liberté

Le 31e acte de protestation à Oran a été quelque peu houleux en fin d’après-midi, avec l’interpellation de plusieurs personnes, au niveau du siège régional de la télévision et de la place du 1er-Novembre. Et comme cela s’était déjà produit par le passé, ce vendredi, des dizaines de manifestants ont pris la décision de se rendre au commissariat central pour exiger la libération de leurs camarades. Quatre personnes avaient été interpellées dans un premier temps devant le siège de la télévision régionale, où des heurts se sont produits avec les forces de l’ordre.

Il faut dire que, ce vendredi, c’est la première fois que les manifestants ont emprunté l’itinéraire habituel de la marche jusqu’au siège local de l’ENTV. “Cette télé est à nous ; nous payons des redevances et ils mentent sur le hirak ; ils osent dire que le peuple veut l’élection présidentielle du 12 décembre”, avait lancé un homme. De retour à la place du 1er-Novembre, en fin d’après-midi, une cinquième interpellation aura lieu.

L’information de ces interpellations a immédiatement fait réagir les manifestants. Bien que les quatre premières personnes aient été relâchées entre-temps, le sort d’autres manifestants restait incertain. Et c’est là que les protestataires ont entrepris de se rendre au commissariat central pour exiger la libération des détenus. La marche, ponctuée par des youyous et des “Libérez nos frères”, a été stoppée par un dispositif policier avant même d’arriver aux portes du commissariat.

Pendant des heures, on a assisté à un long face-à-face sans violence ni provocation entre les manifestants, brandissant drapeaux et reprenant les chants emblématiques du hirak, et les forces antiémeutes. Assis à même le sol, les protestataires disent refuser de bouger jusqu’à la libération des détenus. La nuit était tombée et la situation n’avait pas évolué, jusqu’au retour d’une délégation qui annoncera que le dernier interpellé a été relâché. Celui-ci semble avoir eu un problème avec sa situation vis-à-vis du service national.                                           
 

D. LOUKIL



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