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Quand “El Moudjahid” joue au cireur d’élite

©D. R.

Depuis que l’affaire dite d’“El Khabar” fait la “Une” de la presse, El Moudjahid en profite pour se donner un peu de visibilité et sortir, momentanément, des abysses de l’anonymat dans lesquels il survit laborieusement depuis l’apparition du pluralisme médiatique en Algérie. Non seulement ce journal est un anachronisme historique, renvoyant à une forme de journalisme qui ne devrait survivre que dans des dictatures résiduelles comme la Corée du Nord, mais, en plus, il constitue une aberration sur le plan économique, en ce sens qu’il truste la publicité des entreprises publiques, alors qu’il a un tirage dérisoire et une audience qui ne doit pas dépasser le 3e étage du 21, rue de la Liberté. Les quelques dizaines d’exemplaires de tirage, distribués gracieusement dans l’administration publique algéroise, sont généralement lus en diagonale par ceux-là mêmes auxquels il sert chaque matin, obséquieusement, la soupe du “TVB” (tout va bien Mme la marquise), mais préfèrent chercher l’information dans les journaux qui font l’opinion, qui parlent sans fard des problèmes du pays. Sauf que la Pravda nationale, sous la plume de certains cireurs d’élite, à l’image du vaillant Chérif Jalil, qui se cache courageusement derrière l’anonymat, multiplie ces derniers temps des chiquenaudes contre Liberté. Des chiquenaudes, pas plus. Sans doute que notre couverture de l’affaire d’El Khabar, qui n’est pas indexée sur la version de Hamid Grine, n’est pas du goût de la direction de ce journal où, chaque matin que Dieu fait, il n’y en a que pour Hamid Grine, sacré prophète de la vertu journalistique. Jeudi, toujours sous la plume du même Tartarin Chérif Jalil, ce journal, qui a pris fait et cause pour le ministre de la Communication, alors qu’il est censé assurer une mission de service public, comme les autres médias étatiques, a encore éructé. Un rot à l’odeur fétide, signe d’une grave indigestion.

En effet, ce journal n’a pas aimé notre “édito” de mercredi dans lequel nous interpellions, simplement, le juge à “dire le droit, tout le droit et rien que le droit”, à l’occasion de l’examen de l’affaire El Khabar par le tribunal de Bir-Mourad-Raïs. Un exercice de journalisme, somme toute classique, mais pas aux yeux des inquisiteurs d’El Moudjahid, jouant les vierges effarouchées, criant à l’outrage, au terrorisme ; rien que ça ! Le journal Liberté est qualifié par Chérif Jalil de “tract terroriste”, le jour même où, ironie de l’histoire, l’on célébrait la date anniversaire de l’assassinat du premier journaliste algérien, Tahar Djaout. C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité. Cette accusation qui couvre de ridicule ses auteurs est une insulte insupportable à la mémoire de nos collègues Hamid Mahyou, Zineddine Aliou Salah, Noureddine Serdouk, Ahmed Benkhelfallah, victimes du terrorisme, au moment où Liberté, avec d’autres journaux, livrait bataille à la bête immonde islamo-terroriste. En revanche, il est permis, à tout le moins, de se poser des questions quand
El Moudjahid remet au goût du jour le “qui tue qui” en faisant siennes les élucubrations délirantes de Saâdani, accusant le DRS d’être responsable d’attentats terroristes. On comprend, la direction d’El Moudjahid cherche à être dans l’air du temps. Dans sa tartufferie patriotarde, “El Moudjahid” se permet aussi de nous faire la leçon, nous reprochant, notamment, de noircir le tableau dans nos articles.
Personne n’a le monopole du cœur pour l’Algérie. Chacun a sa façon de l’aimer. Certains, à la manière d’El Moudjahid, en tirant la ligne, à longueur de colonnes, pour décrire une Algérie virtuelle, un pays de cocagne, où il fait bon vivre. Pour notre part, nous aimons l’Algérie, mais en nous faisant un devoir de dénoncer la paralysie institutionnelle dans laquelle elle se débat, à cause d’un Président qui n’est plus en état d’assurer ses prérogatives constitutionnelles. Une obligation de pointer l’incompétence du gouvernement à trouver une alternative à la crise économique. Et surtout, un impératif moral de pourfendre les prédateurs de tous poils. C’est notre façon à Liberté d’aimer l’Algérie. À bon entendeur.

Par Liberté


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1 réactions
afalkou le 29/05/2016 à 13h58

Rappelez-vous l’anecdote concernant ce journal El –Moudjahid du temps de la presse unique, machin unique, unique et encore unique ??? Actuellement El Moudjahal .Un citoyen avait posé la question suivante en achetant de la sardine : « Comment ce fait-il, ya Reb El karim, vous supportez des tonnes et des tonnes de mensonges et 1 kg de sardine vous ne pouvez pas le supporter !!!?? Je parie « 1 doro » que personne ne le lit, sauf ceux qui le confectionnent et encore !

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