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Report du procès en appel de l’activiste Mohamed Azzedine Brahami

Quand la victime désavoue la condamnation de son agresseur présumé

© D. R.

L’invraisemblable condamnation à une année de prison ferme au mois de novembre de l’année dernière du jeune activiste du hirak à Constantine Brahami Mohamed Azzedine n’a toujours pas connu son épilogue.  Et pour cause, la Cour de Constantine a renvoyé, hier, le procès en appel au 29 septembre à la demande de l’avocat de défense de l’accusé.

Pour rappel, Brahami Mohamed Azzedine, avait été arrêté dans la matinée de jeudi 14 novembre dernier avec plusieurs autres activistes du mouvement populaire à Constantine alors qu’ils tentaient de chahuter une marche favorable à l’élection présidentielle du 12 décembre dernier.

Brahami Med Azzedine qui a été relâché en début d’après-midi de la même journée, sera violemment interpellé de nouveau en fin d’après-midi alors qu’il participait à un forum citoyen devant le palais de la culture Mohamed-El-Aïd El-Khalifa. Étrangement, le jeune hirakiste sera accablé cette fois-ci d’une accusation à laquelle il ne s’attendait guère, à savoir le vol.

En effet, lors du forum en question, S. D., une jeune activiste qui y prenait part, a été victime du vol de son sac à main avant d’être à son tour arrêtée par des policiers au même titre que d’autres activistes dont Brahami qui a été brutalement neutralisé. Ce qui lui a d’ailleurs valu une fracture au pied droit. 

La victime du vol, qui est une connaissance de Brahami, est informée au commissariat que celui-ci n’est autre que le voleur présumé de son sac. Les policiers lui suggèrent de déposer une plainte, ce qu’elle a refusé en affirmant aux policiers qu’il ne pouvait être l’auteur du vol puisqu’il était au moment des faits en face d’elle.

Un cri vain puisque le jeune activiste sera poursuivi pour des faits que réfute sa prétendue victime. Deux jours plus tard, il est présenté, le pied droit dans le plâtre, devant le procureur pour vol, lequel requerra sa comparution immédiate devant le juge.

Présente également au tribunal, la victime présumée infirmera de nouveau le fait que Brahami MedAzzedine soit son agresseur. Une version qui ne convainc pas le juge, persuadé que cette dernière tentait plutôt d’innocenter un compagnon du Hirak et le condamnera à une année de prison ferme. 

Son avocat a interjeté appel et une première audience qui devait avoir lieu le 3 mars dernier à la Cour de Constantine est ajournée au moment où la communauté universitaire de Constantine manifestait devant ce même palais de justice en exprimant leur désaveu de l’appareil judiciaire qu’elle estimait foncièrement inique. 

Hier, Brahami Mohamed Azzedine qui n’avait pas reçu de convocation pour son propre procès contrairement à sa victime présumée, était côte à côte avec cette dernière dans les couloirs des pas perdus du palais de la justice. Sara Deloul puisque c’est d’elle qu’il s’agit, qui nous a réitéré  cette version des faits, n’arrive toujours pas à comprendre l’inculpation de Brahami malgré son témoignage à décharge.   
 

Kamel GHIMOUZE


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