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A la une / Actualité

Prix des véhicules

Que devient l’enquête du gouvernement ?

Les prix des voitures fabriquées localement toujours à la hausse. ©D. R.

Certains constructeurs poursuivent leur offensive en termes de diversification de produits sur le marché, avec, souvent, des publicités mensongères sur les entrées de gamme.

L’enquête annoncée au mois de juin dernier par le ministre du Commerce, Saïd Djellab, tarde à donner ses résultats, au grand dam des milliers de clients qui continuent à payer leurs véhicules plus cher sur le marché du neuf. En effet, lors du 4e atelier de consultation des acteurs de la stratégie nationale des exportations, qui s’est déroulé en juin dernier à Alger, M. Djellab avait promis que l’enquête diligentée et menée par son département ministériel sur la structure des coûts de la production des voitures produites localement était en cours de finalisation. Autrement dit, les investigations sur les prix sortis d’usine des véhicules Made In Bladi (MIB) avaient été lancées bien avant l’annonce du ministre de tutelle chez l’ensemble des constructeurs automobiles qui devaient remettre le listing des modèles sortis des chaînes de montage, accompagnés des tarifs respectifs et des marges bénéficiaires. Trois mois après cette annonce, les prix des véhicules se sont stabilisés à près de 1 400 000 DA pour une mini-citadine dans son entrée de gamme, à 1 700 000 DA dans la gamme moyennement équipée et à près de 2 000 000 DA dans sa finition extrême. Pour les citadines polyvalentes, elles débutent à 2 000 000 DA pour finir à 2 800 000 DA, alors que dans le segment C, les prix des voitures se sont envolés pour atteindre la fourchette de 3 à 5 millions de dinars.
Idem pour les modèles 4x2 qui se stabilisent à 3 400 000 DA et 4 000 000 DA, alors que les 4x4 qui débutent à partir de 4 500 000 DA terminent à près de 6 000 000 DA. Certains constructeurs poursuivent leur offensive en termes de diversification de produits sur le marché, avec, souvent, des publicités mensongères sur les entrées de gamme. C’est dire que la transparence dont voulait faire preuve le gouvernement sur les prix de revient des véhicules Made in Bladi est loin d’être acquise, alors que M. Djellab avait indiqué que cette enquête “a été réalisée en collaboration avec les différents opérateurs dans ce domaine”. Parallèlement, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a chevauché les prérogatives de son homologue du Commerce en appelant les constructeurs faire preuve de transparence, de sorte à ce que, avait-il dit, “le citoyen algérien puisse bénéficier d’un coût qui soit comparable au prix des véhicules qui étaient importés tout en ayant un taux d’intégration de plus en plus élevé comme le stipule le cahier des charges”. Tout en justifiant que “l’État avait le droit de regard sur les prix des véhicules montés en Algérie”, M. Yousfi a annoncé la création d’un Observatoire national de contrôle des prix des véhicules Made in Bladi, arguant qu’il était temps d’“instaurer un climat de confiance entre les constructeurs automobiles et les clients”. Mais à ce jour, ni les résultats de l’enquête, encore moins l’observatoire n’ont été concrétisés, alors que les inspections régulières que devaient diligenter le gouvernement dans les usines de montage n’ont jamais communiqué sur les irrégularités constatées au niveau de chaînes de montage. Du reste, le commun des mortels s’interroge sur le devenir de cette filière de montage, soutenue par l’État en octroyant des avantages fiscaux et parafiscaux sur une durée de cinq ans, d’une part, et sur l’accessibilité aux véhicules à des prix raisonnables à l’ère d’une érosion monétaire avérée.

FARID BELGACEM


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