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Hausse des investissements mondiaux dans le GNL

Quels débouchés pour le gaz algérien ?

© Archives/Liberté

S’exprimant lors d’une conférence regroupant producteurs et consommateurs de GNL, qui se tient à Tokyo, au Japon, Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a révélé que les investissements dans le secteur du gaz naturel liquéfié (GNL) ont atteint 50 milliards de dollars cette année, ce qui constitue un nouveau record. En 2019, a-t-il dit, nous avons enregistré, pour la première fois, le montant le plus élevé en investissement dans le gaz. 

Ces investissements colossaux pourraient cependant préfigurer une nouvelle ère en matière gazière, notamment en Europe. Dans ce marché fortement concurrentiel, seuls les meilleurs survivraient ; les petits producteurs, à l’exemple de l’Algérie, se retrouveront, inévitablement, dans une situation très complexe. L’on s’interroge dès lors sur l’avenir des exportations algériennes à l’heure où la concurrence fait rage. Le pays est à la recherche de solutions pour faire face à ces changements qui bouleversent depuis peu l’échiquier gazier mondial. Il espère accroître ses exportations de GNL vers l’Asie dans les années à venir, dans l’objectif de diversifier ses destinations d’exportation et de mieux utiliser ses capacités de production de GN. 
L’Europe représente actuellement 95% des 50 milliards de m3/an exportés par l’Algérie. Toutefois, la part de l’Europe représenterait environ les deux tiers de ses exportations à l’avenir, le reste serait expédié vers l’Asie. Le pays prévoit d’utiliser sa capacité de liquéfaction de GNL en réserve pour cibler les marchés asiatiques, avec un taux d’utilisation actuel du GNL de 72% permettant des exportations plus importantes à l’avenir. Pour renforcer ses ambitions asiatiques, le pays a récemment commandé deux nouveaux méthaniers (navires de transport de GNL) d’une capacité de 170 000 tonnes de GNL chacun, permettant ainsi des déplacements plus économiques vers des destinations plus lointaines. En Asie, notamment en Chine et en Inde, la demande du gaz naturel liquéfié évolue à vive allure. 
D’ailleurs, l’importante hausse des investissements dans le GNL est tirée par une forte croissance de la demande en Chine, ainsi que l’explique un document de l’AIE, qui prévoit que dans les cinq prochaines années environ le tiers de la demande sera essentiellement chinois, faisant de la Chine le plus grand importateur de ce carburant, devant le Japon. Les investissements dans le domaine du gaz ont également augmenté en Amérique du Nord ; la production a ainsi pris de l’ampleur aux États-Unis et un peu moins au Canada. Les États-Unis, qui connaissent actuellement un boom de leur production gazière, s’attendent à ce que la production double d’ici à la fin de cette année pour atteindre 8,9 milliards de pieds cubes par jour. Cela devrait leur permettre de devenir, à moyen terme, le troisième exportateur de GNL en matière de capacité, après le Qatar et l’Australie. Au Canada, un seul projet de GNL est en cours de développement. Dénommé GNL Canada, il aura une capacité de production de 28 Mtpa pour un budget total de 31 milliards de dollars.
 

Youcef Salami



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