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Des barrages filtrants dressés la veille et le jour de la marche de vendredi

Qui veut fermer la capitale aux manifestants ?

Contrairement au week-end dernier où les services de la Gendarmerie nationale avaient dressé des barrages filtrants au niveau de trois axes routiers menant à Alger, cette fois-ci, toutes les entrées de la capitale ont été complètement fermées par les mêmes services dans le but d’empêcher les citoyens de rejoindre la manifestation hebdomadaire anti-système. 

C’est ce que nous avons constaté de visu, jeudi déjà, à Boudouaou (Boumerdès), où un bouchon de plus de 5 km a été occasionné par le barrage dressé par les gendarmes à hauteur du lieudit Berrahmoune. Mieux, ces derniers ont même fermé l’accès vers la rocade de l’autoroute Est-Ouest avec des cônes et des panneaux annonçant des travaux, alors qu’après avoir sillonné ce même axe, en sens inverse, aucun engin des travaux publics n’était visible. Toujours à Boudouaou, les troupes anti-émeutes ont été mobilisées, alors qu’un barrage en longueur, attenant à la zone sous-douanes, filtrait et fouillait les véhicules particuliers, les bus et les camions. Outre le stress provoqué par cet état de fait, des véhicules en panne de carburant étaient contraints de s’arrêter au milieu de l’autoroute de Corso et de Tidjelabine à cause de l’embouteillage provoqué par ce barrage. 
Mais le cauchemar ne faisait que commencer pour les automobilistes, puisque, juste après ce premier barrage, un second, au niveau de Reghaïa, a provoqué un embouteillage de plus de 4 km. 
Là aussi, des camions de gendarmes étaient stationnés sur le bas-côté droit, prêts à intervenir le cas échéant.On avait l’impression que les gendarmes avaient été instruits pour empoisonner la vie des automobilistes et des dizaines de milliers de manifestants plus que jamais décidés à marcher dans le Grand-Alger. Toujours à Reghaïa, le barrage classique, attenant à l’escadron de la sécurité routière, a été maintenu et les gendarmes étaient sur le qui-vive. Et ce n’est pas fini ! À Dar El-Beïda, plus exactement à la cité Cosider, le dispositif anti-émeute a été renforcé, causant, là-aussi, un embouteillage de 5 km. Les usagers de la route en partance pour l’ouest du pays étaient contraints de passer par l’autoroute de Ben Aknoun où les gendarmes ont également filtré et fouillé les véhicules au niveau du barrage de Zemirli (El-Harrach). 
Ces dispositifs ont été maintenus toute la nuit et la journée d’hier pour empêcher les Algériens de rallier la capitale. Pire, des familles ont dû passer près de 40 minutes à l’intérieur du tunnel de Bouzegza (Bouira) à cause des barrages filtrants dressés à Lakhdaria. Même procédé dans la Mitidja où les automobilistes ont été bloqués à plusieurs niveaux, notamment à Boufarik. Des témoins avouent avoir passé plus de 4 heures pour rallier Alger depuis Blida. Hier encore, de nouveaux barrages ont été dressés à Baba Ali et à Bouchaoui (Alger) où des centaines de gendarmes ont été déployés pour empêcher les automobilistes de rallier Alger. 
Cela étant dit, les marcheurs ont réussi à contourner plusieurs barrages, et ainsi rallier, par centaines de milliers, la huitième et imposante marche populaire. Du reste et au-delà des prémices qui annoncent un retour à la répression des manifestants, les observateurs, au même titre que les marcheurs, s’interrogent sur les desseins d’une décision à vouloir fermer la capitale aux marcheurs, alors que le mur de la peur a bel et bien été brisé le 22 février dernier.
 

FARID BELGACEM 


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