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Radiothérapie : pas de rendez-vous avant l’été 2019

© D. R.

Près de quatre ans après la mise en place du Plan anticancer (PNC 2015-2019), les problèmes auxquels sont confrontés les cancéreux existent toujours. L’éloignement des rendez-vous de radiothérapie, le traitement indispensable pour la majorité des cas de cancers, représente le problème majeur qui persiste, notamment dans les régions du centre et de l’ouest du pays. Les services spécialisés du Centre Pierre-et-Marie Curie (CMPC) d’Alger et de l’hôpital Frantz-Fanon de Blida sont les plus saturés avec des rendez-vous, désormais, éloignés de plusieurs mois. Au Cpmc, les rendez-vous dont nous détenons une copie sont repoussés jusqu’au mois de juillet 2019. Une réalité que dénonce l’association d’aide aux personnes atteinte de cancer “El-Amel” du Cpmc qui regrette que l’éloignement des rendez-vous de radiothérapie remette en cause tout le traitement d’un cancer, et amenuise, du coup, les chances de guérison. “Le retardement du traitement par radiothérapie, palliatif, préventif ou curatif soit-il, est souvent dévastateur pour le patient. Le cancer n’attend pas. Son traitement est prescrit immédiatement pour éviter la récidive et ou les métastases. Attendre des mois pour la radiothérapie, après les actes de chirurgie et les cures de chimiothérapie, est inconcevable en ce sens que la maladie pourrait réapparaître et se propager encore plus dangereusement chez la personne atteinte. Du coup, on aura gaspillé inutilement les traitements coûteux précédant, souvent, la radiothérapie”, a expliqué Mme Hamida Kettab, secrétaire générale de l’association El-Amel. Au CAC de Sidi Bel-Abbès, la situation n’est pas meilleure : les rendez-vous de radiothérapie les plus proches sont donnés pour février 2019, pour des patients ayant subi l’acte chirurgical depuis le mois de mai 2018. “Les rendez-vous sont éloignés entre trois et quatre mois”, confirme le président de l’association El-Hayet Fi El-Amel de Sid Bel-Abbès, Baroudi Fékira. L’autre problème auquel sont confrontés les cancéreux reste, par ailleurs, purement bureaucratique : certains responsables refusent l’admission dans leurs services de patients ne présentant pas un certificat de résidence dans la wilaya ou la région dont relève l’établissement hospitalier.


Farid Abdeladim



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