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Spéculation, flambée des prix, infractions, informel, manque d’hygiène…

Ramadhan : ces irrégularités qui entachent le mois sacré

Ramadhan, le mois de tous les excès. © Archives Liberté

Tous les ans, les mêmes infractions et autres anomalies réapparaissent devant le regard impuissant,voire apathique, des responsables concernés.

Si l’on se fie aux récentes déclarations des ministres de l’Agriculture et du Commerce, toutes les dispositions ont été prises pour que le citoyen passe le mois de Ramadhan dans les meilleures conditions. Les deux départements viennent de mettre en place un dispositif à même, selon eux, de lever les irrégularités économico-commerciales constatées chaque année sur le marché durant le mois sacré. Or, force est de relever qu’une telle mission s’avère de plus en plus difficile. Toutes les actions promises par les deux ministres pour l’amélioration de cette situation sur le marché se sont avérées inefficaces. Car, tous les ans, les mêmes infractions et autres anomalies réapparaissent devant le regard impuissant, voire apathique, des responsables concernés. Les défis qui attendent ces derniers sont de diverses natures.
Le challenge auquel ils feront face, encore une fois, cette année, a trait au phénomène de la spéculation. Ramadhan, mois de grande consommation, par excellence, devient une période propice pour faire des affaires, se disent certains citoyens opportunistes qui se convertissent, du jour au lendemain, en commerçants.
Les transactions commerciales se multiplient avec la multiplication des intermédiaires. Conséquence : flambée des prix des produits alimentaires et des fruits et légumes. Des tarifs qui dépassent tout entendement, décourageant ainsi les ménages aux bourses moyennes, sont pratiqués sur le marché. L’érosion du pouvoir d’achat des citoyens aidant, il est pratiquement impossible à la ménagère de remplir son couffin, notamment durant la première semaine. Un fait habituel favorisé, il faut le dire aussi, par la frénésie qui s’empare des Algériens à la veille du mois de jeûne. L’autre anomalie est liée au changement d’activité de certains commerçants pendant le mois sacré.
Des dizaines, voire des centaines, de restaurants et autres gargotiers ouvrent pendant le mois de jeûne non pas dans le but d’offrir des plats aux jeûneurs, mais plutôt pour exercer une autre spécialité autre que la restauration, telle que la vente de gâteaux traditionnels, de pâtisserie, de jus et de limonades... Si certains parmi eux ont obtenu l’autorisation de la part des responsables, d’autres, en revanche, décident de ne pas se conformer à cette réglementation. La commercialisation, qui, en principe, obéit à des normes, devient dans ce cas illicite et devrait être sanctionnée par la fermeture immédiate des locaux et le paiement d’amendes par les revendeurs.
L’on constate également le retour en force des points de vente informels à l’occasion du mois sacré. Cela est essentiellement dû au manque de marchés de proximité et de détails conjugué à une hausse remarquable de la demande des produits de large consommation.
Ce sont des espaces qui échappent au contrôle, car non identifiés, où sont commercialisés des produits alimentaires, tels que les boissons, l’eau minérale, les jus et sodas, les laitages, le pain, les composants de gâteaux, les pâtes… exposés au soleil et à la poussière sur des tables de fortune.
Ce type de commerce réussit à ses marchands occasionnels, car il suscite un engouement de la part des consommateurs attirés par le niveau bas des prix pratiqués. Pire encore, il s’agit souvent de produits périmés ou dont la date de péremption est proche, commercialisés dans des conditions d’hygiène souvent déplorables ! Outre l’absence flagrante de facturation dans les transactions commerciales, l’on déplore, aussi, le non-affichage des prix par des commerçants.  Des milliers d’autres marchands se sont opposés au contrôle, ce qui est considéré comme une infraction. D’autres vendent leurs marchandises sans registre du commerce…


B. K.

 


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