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A la une / Actualité

Après sa sortie du gouvernement en mai dernier

Ramtane Lamamra reprend du service à l’ONU

Ramtane Lamamra,ancien ministre des Affaires étrangères algérien. ©Yahia Magha/Archives Liberté

C’est en parfait connaisseur du continent africain qu’il est rappelé par le SG de l’ONU pour, sans doute, hériter de dossiers qu’il maîtrise parfaitement.

L’ancien ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, qui a quitté le gouvernement Sellal au mois de mai dernier, a été nommé, mercredi, par le secrétaire général de l’ONU parmi les membres du Haut-Comité consultatif onusien en charge de la médiation internationale.
Le centre d’information de l’ONU a rapporté, mercredi, que le SG, Antonio Guterres, a annoncé la création “du Haut-Comité chargé de la médiation. Il est composé de 18 personnalités internationales qui apportent leur expérience, leurs compétences et leur savoir approfondi à cette mission extrêmement importante”.
Le centre ajoute que “le SG de l’ONU a exprimé sa confiance dans le comité consultatif de coopérer efficacement avec les organisations régionales et non gouvernementales et autres adhérents aux efforts de médiation déployés à travers le monde”. Le SG de l’ONU a donc choisi des personnalités aguerries qui ont fait leur preuve en matière de médiation et de règlement des conflits. Et c’est le cas du diplomate algérien, Ramtane Lamamra, qui a quitté le MAE, après quatre ans de service, où il a eu à gérer la médiation dans le conflit malien qui s’est conclu par la signature de l’Accord de paix en mai et juin 2015 à Alger et à Bamako, entre les groupes rebelles du Nord et le gouvernement malien.  
Ainsi, Lamamra reprend du service à l’ONU où il avait auparavant été chargé de la médiation dans la crise de l’Angola ainsi que de celle des Grands-Lacs avant de prendre la tête du Conseil de sécurité et de la paix de l’Union africaine. Son dernier poste international, avant d’être rappelé à Alger pour diriger le ministère des Affaires étrangères, en 2013.  
C’est donc en parfait connaisseur du continent africain, aujourd’hui sujet à des conflits et des bouleversements, qu’il est rappelé par le SG de l’ONU pour, sans doute, hériter de dossiers qu’il maîtrise parfaitement. Et cela peut aller de la mise en œuvre de l’Accord de paix au Mali jusqu’à celui du Darfour en passant, probablement, par celui de la Libye. D’ailleurs, le mandat de la mission de l’ONU pour la Libye, la Manul, a été prorogé par le Conseil de sécurité jusqu’au 15 septembre 2018. Le nouveau mécanisme de l’ONU pourrait appuyer la Manul dont la mission est de mener des activités de médiation et des missions de bons offices. Et l’ONU a appelé ses différentes agences ainsi que les organisations régionales à soutenir ses efforts afin d’arriver à la stabilisation de la Libye dans le cadre d’un processus politique.
Bien évidemment, cette option va déteindre sur les efforts de l’Algérie pour une solution dans la crise libyenne en ce sens qu’elle se contentera de défendre le principe de non-ingérence étrangère et de privilégier la solution politique dans un dossier qui lui échappe. Et c’est paradoxalement M. Lamamra, l’homme poussé vers la sortie, qui va prendre de l’épaisseur avec sa nouvelle mission onusienne.
Ramtane Lamamra a été victime d’une grave “erreur de casting” en étant nommé, avec son collègue Messahel, au même poste ministériel avant que soit rectifié le tir trois jours après. Il sera plus tard accusé, notamment par le patron du FCE, Ali Haddad, d’être derrière la mauvaise organisation et l’échec du sommet africain. Et, enfin, son limogeage surprise lors du changement du gouvernement Sellal en mai dernier. En bon diplomate, il ne réagira jamais. Preuve de sa compétence, le SG de l’ONU lui renouvelle sa confiance en le rappelant dans ce pool de médiateurs.

Djilali B.


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