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A la une / Actualité

Débrayage des médecins résidents

Rassemblement de 2 000 blouses blanches au CHU d’Oran

La mobilisation des médecins résidents, notamment à Oran, regroupés au sein du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), ne semble pas faiblir, puisqu’ils étaient près de 2 000 blouses blanches à encore suivre le mot d’ordre de grève et de rassemblement cyclique. C’est au CHU d’Oran que les résidents se sont regroupés, hier matin, devant le siège de la direction de l’établissement hospitalier, alors que la semaine passée, l’action s’était tenue au niveau de l’EHU 1er-Novembre. En dépit des rencontres et contacts avec le ministre de la Santé, les médecins résidents entendent maintenir la pression et la mobilisation jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Parmi celles-ci, certaines revêtent un caractère primordial pour les jeunes médecins que nous avons rencontrés sur place, à savoir “l’abrogation du service civil dont l’application actuelle est totalement dépassée et ne permet même pas de répondre aux objectifs tracés à l’époque par les pouvoirs publics”, explique un délégué des grévistes.
Autre point de discorde, le service militaire avec une mesure discriminatoire. “Le refus de nous délivrer la carte jaune après l’âge de 30 ans comme pour tous les autres Algériens et, surtout, ajoutent nos interlocuteurs, les dispositions pénales prévues dans la loi sanitaire.” Ce dernier point a été particulièrement évoqué à Oran par les protestataires qui dénoncent l’insécurité alors que les agressions sont devenues légion à l’encontre du corps médical lors des gardes : “Nous travaillons dans l’insécurité, nous sommes contraints de faire face aux malades sans disposer de moyens pour les prendre en charge et les soigner.” Ils expliquent que c’est bien souvent à cause de ces conditions de travail et d’accueil que la population devient agressive et s’en prend aux médecins résidents, “les boucs émissaires”. D’autres dénoncent la déliquescence de la formation et de l’encadrement.

D. LOUKIL


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