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Disqualification par la population du scrutin et démarcation de cet agenda de l’essentiel de la classe politique

RCD : “Le pouvoir de fait est face à lui-même”

Réunion, vendredi dernier, du secrétariat national du RCD. © D. R.

Pour la formation de Mohcine Belabbas, la démarche du pouvoir, de plus en plus gagné par le désarroi, à travers l’obstination à tenir le scrutin et l’élaboration de lois par un gouvernement discrédité et rejeté, est “antinationale”.

Alors que des incertitudes planent encore sur le maintien ou non de l’organisation du scrutin rejeté massivement par les Algériens, comme en témoigne l’immense mobilisation de vendredi, le RCD soutient que le “pouvoir de fait” est désormais “face lui-même”. “Après la disqualification par le mouvement populaire de la présidentielle convoquée pour le 12 décembre, la démarcation de cet agenda de la part de l’essentiel de la classe politique place ce pouvoir de fait face à lui-même”, écrit le RCD dans un communiqué qui a sanctionné la réunion de son secrétariat national tenue vendredi. 

“Notre Rassemblement qui s’attelle avec d’autres forces à réunir les conditions, pour que la fin du système politique qui a pris le relais de l’ordre colonial ne débouche sur le démembrement du pays ou le chaos, est plus que jamais convaincu que ceux qui ont pris en otage l’Algérie n’ont d’autres projets que celui de maintenir le système des privilèges qui a plombé notre pays”, note-t-il.

Pour la formation de Mohcine Belabbas, la démarche du pouvoir, de plus en plus gagné par le désarroi, à travers l’obstination à tenir le scrutin et l’élaboration de lois par un gouvernement discrédité et rejeté, est “antinationale”. “(…) L’obstination de Gaïd Salah à installer un président potiche et les injonctions au gouvernement pour ouvrir les secteurs juteux, comme celui des hydrocarbures, aux multinationales sont une provocation contre le peuple en révolution”, soutient le RCD. “Au-delà du caractère antinational de la démarche, le pouvoir de fait étale son désarroi devant une contestation qui revendique la rupture avec un ordre qui s’est établi contre la volonté du peuple.”

Alors qu’il salue “l’extraordinaire mobilisation” des Algériens, le RCD série tous les artifices auxquels recourt le pouvoir dans son entreprise de musellement de la société et parmi lesquels l’emprisonnement des porteurs de l’emblème amazigh ou encore la manipulation comme la récente fermeture des églises. “En cette commémoration du 17 Octobre 1961 où des Algériens ont été massacrés par la police de Papon pour le simple motif qu’ils voulaient vivre libres dans un pays indépendant, la honte doit aujourd’hui couvrir ceux que le hirak a libérés et qui continuent à se complaire dans l’humiliation”, ironise-t-il.  

Charge contre ses “détracteurs”
Par ailleurs, le RCD n’a pas manqué de lancer des piques à ses détracteurs accusés de vouloir le déstabiliser, après que le mouvement du 22 février a reconfiguré la scène politique et disqualifié beaucoup de partis et d’acteurs. “Dans ce mouvement, le RCD qui a, depuis son quatrième congrès, édifié sa politique sur la protection de son autonomie de décision et la réunion de conditions pour jeter les bases de la construction d’un parti national est la cible d’une déstabilisation par ceux qui conçoivent toujours le parti comme un simple groupe de pression.

Fort de son programme qui cristallise les idéaux et les luttes de générations de militants pour une  Algérie libre, plurielle, démocratique et solidaire, le RCD milite pour aider le peuple algérien à s’émanciper et à décider de son sort”, soutient-il. “Ouvert pour abriter des courants de pensée progressistes, le Rassemblement ne saurait être le réceptacle de groupes dont l’ambition est de disputer ‘la carte kabyle’ à des clients du régime en vue de redistribuer des strapontins et des privilèges à leurs ouailles”, ajoute-t-il. 

Selon lui, “l’heure n’est pas à la singularisation”, mais plutôt à “œuvrer, avec d’autres forces et courants politiques et de la société civile, pour populariser et regrouper le plus grand nombre d’acteurs autour d’une plateforme de transition avec ses instruments et ses mécanismes”.

“L’objectif est de faire de l’implantation des Forces du pacte pour l’alternative démocratique, à travers différentes wilayas,  des lieux de débats, d’animation et de structuration du projet de transition. C’est à cette seule condition que nous pourrons aider à concrétiser un rapport de force en faveur d’une transition démocratique et pacifique.” “Le RCD se place résolument dans la perspective de l’ordre nouveau qui met fin à la tutelle politique exercée par le commandement de l’armée sur la vie de la nation”, précise-t-il, par ailleurs.   
 

K. K.

 

 

 


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