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Commémoration du 4e anniversaire du décès de Hocine Aït Ahmed

Recueillement dans la simplicité et la dignité

Hier, lors de la cérémonie de recueillement à la mémoire de Hocine Aït Ahmed. © K. Tighilt/Liberté

Aucune prise de parole susceptible de donner un cachet politique à l’événement n’a été organisée lors de ce recueillement auquel ont pris part des cadres et des militants du FFS ainsi que de nombreux citoyens.

Comme souhaité dans son testament, et voulu par sa famille qui avait appelé à un recueillement dans la dignité, la commémoration du 4e anniversaire du décès du leader historique et fondateur du FFS, Hocine Aït Ahmed, a été des plus modestes et s’est déroulée dans une grande sérénité, hier, au village Aït Ahmed dans la commune d’Aït Yahia, sur les hauteurs de la wilaya de Tizi Ouzou. La cérémonie de recueillement était dénuée de tout caractère politique. 

Elle fut, plutôt, une occasion pour revisiter le parcours et l’engagement de l’homme en présence de centaines de personnes venus des quatre coins du pays pour se recueillir à la mémoire de celui qu’on appelait fraternellement  “Si El-Hocine”, dont le corps repose à côté de ses parents, au mausolée d’un autre “amusnaw” (érudit), en l’occurrence Cheikh Mohand Oulhocine.

Aucune prise de parole susceptible de donner un cachet politique à l’événement n’a été d’ailleurs organisée lors de ce recueillement auquel ont pris part des cadres et des militants du FFS ainsi que de nombreux citoyens qui ont juste marqué l’événement par le dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de cette figure emblématique de la Révolution algérienne, qui fut également un des opposants les plus intrépides du pouvoir qui a confisqué l’indépendance du pays depuis 1962. Présent à cette cérémonie de recueillement, le premier secrétaire du FFS Hakim Belacel a accepté de commenter laconiquement cette journée commémorative qu’il qualifie de “rassembleuse”. 

“C’est une journée de joie qui a rassemblé l’ensemble des militants dans une ambiance formidable et conviviale”, a-t-il affirmé ajoutant qu’il s’agit d’“un recueillement dans la rahma et la fraternité qui est d’ailleurs le souhait de Si El-Hocine, lui qui détestait le zaïmisme depuis toujours et qui disait même qu’il n’était qu’un simple militant du FFS qui a essayé de servir son pays”. Abordant brièvement le combat de Hocine Aït Ahmed, le premier secrétaire du FFS a estimé que “le combat du FFS continue sur la ligne tracée par Si El-Hocine. 

Celui-ci a laissé des messages, des déclarations et un travail énorme que nous allons poursuivre jusqu’à l’acceptation de la transition démocratique et l’avènement d’une deuxième république”. De son côté, l’ancien premier secrétaire du FFS, Ahmed Djeddaï a qualifié cette occasion d’un moment de recueillement sur la tombe d’un monument de l’histoire de l’Algérie. “C’est vraiment un moment de recueillement où l’on revoit énormément de choses surtout les enseignements qu’Aït Ahmed a laissés aux militants et aux Algériens à tous les niveaux”, a souligné, pour sa part, Ahmed Djeddaï ajoutant que “ces enseignements doivent être pris en compte en poursuivant le chemin que Si El-Hocine a tracé, à savoir, celui de la paix, du dialogue, de la réconciliation entre les Algériens, du développement économique et surtout son message à la  jeunesse qui doit se réapproprier son histoire, son pays et tous les espaces de liberté”. “Au FFS, nous nous sommes imprégnés de ce   message d’Aït Ahmed à la jeunesse, mais aussi de sa vision, de son combat pour une Algérie meilleure où les Algériens vont se retrouver dans un pays qui leur appartient véritablement”, a conclu Ahmed Djeddaï. 

À noter que dans un courrier adressé au comité ad hoc du FFS, la famille Aït Ahmed a rappelé les vœux du défunt qui a précisé dans son testament qu’aucun tombeau, ni mausolée, ne doit être construit sur sa tombe, laquelle, avait-il précisé, “ne fera jamais l’objet d’aucune cérémonie de la part de toutes autorités politiques, de tous les partis politiques et autres groupements, ni d’aucune exploitation mercantile”. 

À ce titre, la famille a précisé qu’“il n’est pas possible d’organiser, in situ à Aït Yahia, de commémoration impliquant des prises de parole, des déclarations à la presse ou tout autre mode d’expression politique”. “En revanche, il est possible d’aller vous recueillir sur sa tombe pour lui rendre hommage. Notre devoir et notre responsabilité sont de faire respecter sa volonté”, est-il précisé dans le courrier en question. 

 

 


K. Tighilt


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