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Le texte est en cours d’élaboration au ministère des Affaires étrangères

Réfugiés : un projet de loi bientôt devant l’APN

L’Algérie est en passe de devenir une destination d’installation pour les migrants. ©Louiza/Archives Liberté

Le projet de loi en question définira, outre les mécanismes d’accès aux soins et à la scolarité des enfants, les conditions d’accès au marché du travail.

Les services du ministère des Affaires étrangères sont en train de finaliser un projet de loi portant sur le statut des réfugiés et des apatrides. Ce projet de loi, qui sera présentée devant les membres du Parlement pour adoption, lors de la session en cours, intervient dans un contexte particulier où l’Algérie fait face, ces dernières années, à un flux mixte important de réfugiés et de migrants subsahariens. Le fait est aisément observable. Au niveau de la capitale et ailleurs, dans d’autres villes, des hommes, des femmes et des enfants en âge de scolarité  sont là, chaque jour, du matin au soir, à crier aux yeux du monde la précarité de leur existence, leur détresse.
Les plus chanceux d’entre eux échappent à la mendicité. Ces derniers, des jeunes africains notamment, sont recrutés au noir sur des chantiers du bâtiment et travaux publics pour des salaires modiques. Jusque-là, l’Algérie a toujours géré le dossier des réfugiés et autres demandeurs d’asile à travers le bureau algérien des étrangers ouvert au ministère des Affaires étrangères. C’est ce que nous a déclaré, hier, M. Oualid, directeur central au département d’Abdelkader Messahel, en marge d’une rencontre commémorant la journée mondiale des réfugiés. La réalité des migrants subsahariens en Algérie et autres réfugiés, ignorée par les pouvoirs publics, a fini donc par s’inviter dans le débat public officiel. Le gouvernement élabore, 54 ans après la ratification par l’Algérie de la Convention internationale relative au statut de réfugiés, soit en juillet 1963, un texte de loi devant permettre de gérer de nouveaux flux migratoires importants, auxquels fait face le pays. Dans les débats, les participants ont rappelé que l’Algérie a toujours été une terre d’accueil. L’exemple cité à ce titre est le cas des réfugiés sahraouis qui sont installés à Tindouf depuis 1975. “165 000 Sahraouis ont fui le Sahara occidental en 1975, au lendemain de l’occupation marocaine”, a rappelé Abba Essalek El-Haïssen, président de la commission sahraouie des droits de l’Homme. Le projet de loi en question définira, dit-on, outre les mécanismes d’accès aux soins et à la scolarité des enfants, les conditions d’accès au marché du travail. L’Algérie qui était un simple pays de transit vers l’Europe, est en passe de devenir carrément un pays de destination et d’installation pour les migrants subsahariens qui ont fui leurs pays d’origine pour des raisons économiques. “Ces gens sont ici en Algérie pour longtemps du moment que les barrières de l’Europe sont infranchissables. On doit agir et trouver une solution”, a affirmé Lazhar Soualem, directeur des droits de l’Homme et du développement social au MAE. Pour lui, ce projet de loi devra répondre à un nombre de questions liées à l’intégration des Subsahariens en Algérie : “Faut-il ou non assurer le travail à ces migrants ? Quels sont les secteurs du marché du travail demandeurs de main-d’œuvre subsaharienne ? Quels sont les métiers demandés sur le marché du travail ?” Telles sont les questions soulevées par M. Soualem, si l’on veut aborder la problématique d’intégration des migrants. Le représentant du MAE, M. Oualid, indiquera qu’il est quasiment impossible de dresser une situation chiffrée sur les Subsahariens dans le pays. Cependant, notre interlocuteur précisera que “pas moins de 40 000 Syriens sont installés  dans le pays. Ils disposent d’un titre de séjour provisoire à renouveler chaque 60 jours”.

Hanafi Hattou


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