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L’usine d’Oran crée la polémique en France

Renault Algérie : “gagnant-gagnant” ou “gagnant-perdant”

La récente polémique en France au sujet de l’usine Renault en Algérie vient remettre sévèrement en cause “l’attractivité” économique de l’Algérie, un pays qui dépense aujourd’hui sans compter.

Répondant à la présidente du Front national,  Marine Le Pen, qui a qualifié d’“indécent”  l’inauguration en grande pompe de l’usine Renault à Oran, en Algérie, par plusieurs officiels de son pays, le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, vient de dévoiler tout l’intérêt que revêt ce projet pour le secteur de l’industrie automobile française. Et pas seulement.  “L’ouverture de cette usine est, au contraire, une très bonne nouvelle pour la France”, clame le ministre français qui indique, pour rassurer, semble-t-il, l’opinion de son pays, que 40% des pièces utilisées dans l’usine algérienne de Renault proviendront de France et y généreront de l’activité. Le reste, la majorité des autres pièces seront fabriquées par l’usine Renault de Pitesti en Roumanie. Cela représente, rien que pour la Roumanie, plus de 220 conteneurs qui déferleront chaque semaine du port de Constantza vers celui d’Oran. Aussi, parler d’usine Renault en Algérie est, à cet égard, un bien grand mot.
Il s'agit, en réalité, d'une unité d'assemblage  selon le mode SKD (semi-Knock Down) de pièces venues d’ailleurs. On est encore dans l’importation puisque le taux d'intégration ne devrait pas dépasser 12% de quelques pièces plastiques fabriquées localement. Sur le plan du transfert technologique, le ministre français a également rassuré la présidente du parti d’extrême droite qui, faut-il rappeler, ne porte pas l’Algérie dans son cœur, que “la propriété intellectuelle restera française”. Le ministre français a surtout argué de la concurrence internationale. “Si Renault n’avait pas pris cette décision de relocalisation en Algérie, un autre l’aurait prise à sa place”, avance-t-il en faisant allusion aux pourparlers des Algériens avec l’allemand Volkswagen fin 2012. Compte tenu de ce qui précède, il est fort probable que les opérateurs nationaux appelés, on ne sait comment, par les autorités algériennes, à “entrer de plain-pied dans les chaînes de valeurs internationales et à  accéder à des segments à haute charge en matière grise” reviennent, une fois encore, bredouilles. Il semblerait même, dans le cas d’espèce, que nos négociateurs n’aient pas assez valorisé auprès du constructeur français notre expérience industrielle, la technicité de notre main-d’œuvre et, surtout, le dynamisme de notre marché intérieur dont Renault est, faut-il noter, déjà leader incontesté depuis au moins 8 ans.
Il est donc incertain que la mécanique, qui est précisément au centre de tout processus de revitalisation industrielle digne de ce nom, puisse connaître en Algérie un réel développement.
De ce point de vue, l’approche concrète de ce projet n’aura pas suffisamment tenu compte des besoins et des intérêts du pays dans ce domaine. Ceux qui espéraient en Algérie, à travers ce partenariat, un mouvement porteur de progrès technologique attendront.


M C L


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3 réactions
ladi53 le 15/11/2014 à 23h45

Il y aura environ 500 conteneurs de pièces a parvenir en Algérie a assembler sur place.et cela c'est de l'import import gagnant gagnant outre mer et perdant perdant sur nos terres . La fabrique de gadgets L’Algérie qui dépense sans compter s'est lancé dans cette affaire rien que pour se redorer le blason suite au cuisant revers de l’implantation de la véritable usine RENAULT AU MAROC.Il faut appeler un chat , un chat qui est resté au travers de la gorge de nos gouvernants quant t'a des néeophies

ben le 16/11/2014 à 10h11

Ça confirme la main mise de la FRANCE sur le pays et par de la les néo collabos et ce n'est nullement une erreur de n'avoir pas choisi les deux leaders mondiaux de l’automobiles que sont Toyota et Volkeswagen qui ont fait leur preuves en matière de fiabilité et de longévité comparativement à la Dacia ( Symbol ) ou les pièces sont fabriquées en Roumanie et montés dans l’atelier de Tlelat. Ce choix des décideurs actuels est fait sciemment jouant avec la France l’équilibrisme .

ben le 16/11/2014 à 10h12

Le perdant dans cette affaire est l’ Algérien c'est un partenariat GAGNANT-PERDANT en défaveur de l'Algérie avec 50 millions d'Euros et des parts de Renault de 49 % je ne vois pas la bonne des décideurs Algériens dans cette affaire alors que le projet a coûté la bagatelle de 1 milliards de d'Euro.

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