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A la une / Actualité

VIOLENCES FAITES AUX ENFANTS

Réseau Nada : le rapport 2018 bientôt présenté à Genève

Le réseau Nada, un collectif représentant 150 associations à l’échelle nationale, présentera, bientôt, à Genève, son rapport alternatif sur ses activités réalisées dans le domaine de la protection de l’enfant en Algérie. C’est ce qu’a annoncé, hier, le président de Nada, Abderrahmane Arar, lors d’une conférence intitulée “Le réseau Nada, une expérience de communication associative ouverte sur la société” et organisée par la Commission nationale de l’éducation, de la culture et des sciences au siège de l’Unesco. Selon M. Arar, ce rapport est le second après celui publié et présenté en 2012. “Nos rapports recèlent des propositions et reposent sur des faits réels. Grâce au rapport de 2012, le ministère de la Justice a procédé au changement de plusieurs articles de loi dans le code pénal, notamment en ce qui concerne les violences sexuelles aux enfants, les enlèvements, l’inceste et l’exploitation abusive des enfants sur le marché informel”, a expliqué le conférencier, affirmant que “les cas de violences sociales et parentales se démultiplient chaque année et prennent de nouvelles formes auxquelles nous devons faire face pour extraire l’enfant de ces maltraitances”. Pour atteindre cet objectif, ô combien salvateur pour les enfants victimes, M. Arar a indiqué qu’“il était temps de professionnaliser le réseau Nada, de diversifier et de développer des prestations de qualité et d’aller vers de nouvelles plateformes d’écoute, de communication et de propositions”. Selon Akila Bouamra, chef de projet dans cette organisation, “pour atteindre cet objectif, Nada a élaboré une stratégie qui s’étend entre 2017 et 2022. Cette dernière ressort des travaux du 4e Forum organisé en 2016 et qui décline une feuille de route, d’autant que nous avons l’expertise qu’il faut pour renforcer notre réseau, offrir un accès de qualité à la protection de l’enfant et consacrer un chapitre à la citoyenneté et aux droits de l’enfant”. Selon Mme Bouamra, il s’agit, en premier lieu, “de se restructurer aux plans fonctionnement et organisation”, en renforçant notamment les compétences. En second lieu, il s’agit de développer des communications de plaidoirie avec les institutions de l’État et des partenariats avec les mécanismes de signalement existant sur les cas d’enlèvement et de violences faites aux enfants, en sus d’une stratégie de sensibilisation de proximité. En ce sens, Mme Bouamra a révélé que Nada s’attelle à développer un réseau d’informations orienté vers ses 150 associations pour toucher les populations ciblées et vulgariser les lois avec les partenaires et sensibiliser les 15 régions de Nada sur la nécessité de plaider auprès des décideurs le respect du choix de l’enfant dans la prise de décision. “Nous rencontrons des situations abracadabrantes sur le terrain. Mais, graduellement, nous avons pu casser des tabous, convaincre les institutions à s’impliquer davantage et inciter les parents à jouer le jeu. Au plan alerte violence, nous avons réussi l’ancrage dans la société du numéro vert 30-33 et, aujourd’hui, nous recevons des dizaines d’appels/jour”, a développé M. Arar.


FARID BELGACEM


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