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A la une / Actualité

Dans le cadre des exercices annuels Flintlock de l’Africom

Sahel : manœuvres militaires US au Niger

Les États-Unis ont lancé, hier, et pour 12 jours, des manœuvres militaires au Niger, dans le cadre de l’exercice militaire Flintlock 2018 et auquel sont associés presque une vingtaine de pays africains et occidentaux. Ces manœuvres mobilisent plus de 1 500 soldats, lit-on dans un communiqué diffusé sur le site du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom). Outre le Niger, des exercices seront aussi opérés au Burkina Faso et au Sénégal, précise l’Africom qui a renforcé sa présence sur le continent africain, notamment dans le Sahel, transformé en sanctuaire des groupes terroristes d’Al-Qaïda et des mouvements se réclamant de l’autoproclamé État islamique (Daech). Officiellement, cet exercice est destiné à “renforcer la capacité des principaux pays partenaires de la région à lutter contre les organisations extrémistes violentes, à protéger leurs frontières et à assurer la sécurité de leurs populations”, comme l’explique le communiqué de l’Africom. Mais il s’agit aussi, pour les États-Unis, de renforcer leur présence dans le Sahel, où sont déjà présentes la France et l’Allemagne, sans oublier la Chine et la Russie qui nourrissent des ambitions de se faire une place dans la bande sahélo-saharienne. Le Flintlock a été initié en 2005 et associe une vingtaine de pays. Côté Afrique, l’on retrouve le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria et le Sénégal, des pays sous une menace terroriste permanente et qui, malheureusement, ont un manque criant en moyens de lutte contre des groupes criminels aux méthodes de plus en plus sophistiquées pour mener des attaques meurtrières. Du côté occidental, il y a l'Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, l'Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. “L’exercice de cette année vise à renforcer les capacités de pays-clés de la région à lutter contre les organisations extrémistes violentes”, selon Africom. “Cette année, nous avons choisi de cibler les menaces pesant sur la grande région du Sahel et nous avons axé l'exercice sur des activités plus opérationnelles que par le passé”, a expliqué récemment le général Marcus Hicks, le chef des opérations spéciales pour l’Afrique (Socafrica), lors d’une conférence de presse téléphonique animée avec l’ambassadeur américain au Niger, Eric Whitaker. Dans le contexte actuel, un tel exercice constitue une véritable opportunité pour les pays du Sahel qui sont de plus en plus confrontés au terrorisme islamiste et aux réseaux de trafic en tous genres (immigration clandestine, trafic de drogue et d’armement. “L'initiative du G5 Sahel vient juste d’être lancée (…). Donc, elle est encore relativement précoce, alors que la force est en train de déterminer sa mission et ses capacités et d’établir un inventaire des différentes étapes à suivre pour se développer”, a, d’ailleurs, souligné l’ambassadeur Eric Whitaker.

Lyès Menacer


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