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Le DG de Cevital s’exprime sur le blocage de l’usine de trituration de BéJAïA

Saïd Benikène : “Nous sommes optimistes”

©D. R.

Le stockage des équipements en Belgique, en France et à Malte a engendré un coût supplémentaire avoisinant les 2,5 à 3 millions d’euros de frais à Cevital à cause de ce blocage, relève le CEO de Cevital.

Le directeur général exécutif du groupe Cevital, Saïd Benikène, a qualifié, le blocage du projet d’une unité de trituration de graines oléagineuses dans la wilaya de Béjaïa de “crime économique”. Dans un entretien accordé hier au site électronique TSA, M. Benikène a démonté les arguments du directeur du port de Béjaïa, Achour Djelloul, révélant que ce projet pourrait connaître, prochainement, un dénouement en faveur du groupe Cevital.
Qualifiant la visite des représentants de la Direction de l’industrie et des mines de Béjaïa à l’entreprise et au directeur du port “d’une première”, M. Benikène a indiqué que cela pourrait s’inscrire dans l’optique d’une compréhension du sujet. “Si cette démarche permet un dénouement du dossier, nous ne pouvons qu’applaudir. C’est la première fois que cela arrive (…) Toute action qui permettrait de sortir de cette impasse et d’éviter ce crime économique contre l’Algérie, contre la population algérienne et contre la population de Béjaïa qui attend cette usine et les postes d’emploi qui seront créés, est la bienvenue”, a indiqué M. Benikène, qui s’appuie, à ce propos, sur l’appel du président de la République aux investisseurs, aux industriels et aux opérateurs économiques pour investir dans l’économie productive, participer à l’effort de redressement de l’industrie algérienne, participer à l’effort d’exportation hors hydrocarbures et diversifier l’économie nationale.
“Je saisis cette occasion pour en appeler au président de la République et lui demander d’intervenir pour mettre un terme à cette aberration qui n’a que trop duré. Il y va de la diversification de notre économie et de l’avenir de notre jeunesse frappée de plein fouet par le chômage”, a affirmé M. Benikène qui exprimera son optimisme quant aux développements que devraient connaître cette affaire. “Quand vous investissez dans votre pays dans l’économie productive, vous ne pouvez pas être pessimiste. Nous sommes persévérants et optimistes pour notre pays, pour Cevital, non seulement en raison de la visite des cadres de la DMI de Béjaïa, que je remercie d’ailleurs au passage, mais aussi pour l’ensemble de la mobilisation populaire autour de ce projet. En Tout cas, nous avons gagné la bataille de l’opinion”, a développé le directeur général exécutif du groupe Cevital qui met en avant la confiance, la vision et le sens de l’État et de ses institutions “pour que cette affaire se règle sans avoir besoin d’aller au-delà de ce qui a été fait jusqu’à présent”.
M. Benikène, qui rappellera la genèse de cette affaire, mais aussi les retombées immédiates de ce projet sur l’emploi, la satisfaction des besoins du marché local, les exportations et la forte valeur ajoutée à court et moyen termes, persiste et signe que les subterfuges avancés jusqu’ici pour refuser le déchargement des équipements de Cevital depuis plus d’un an ne tiennent plus la route. Ce blocage a contraint le groupe Cevital à stocker ses équipements dans trois endroits, en l’occurrence Anvers en Belgique, Fos-sur-Mer (Marseille) et Malte, pour un coût avoisinant les 2,5 à 3 millions d’euros de frais supplémentaires, alors que le montage de l’usine devait être achevé au mois de mars dernier. M. Benikène a assuré que Cevital a réalisé toutes les études et que cette usine ne génère “aucun problème de nuisance quelconque vis-à-vis de la route ou du port”. “Cevital est une entreprise sérieuse. Avant de nous lancer dans un projet quelconque, nous nous assurons bien évidemment que le terrain convient et que toutes les conditions légales et techniques nécessaires à sa réalisation sont réunies”, affirme-t-il.
Du reste, il dira que le groupe Cevital a acheté cette usine et l’a payée intégralement sur ses fonds propres, “il en est donc le propriétaire légal et la Direction du port de Béjaïa n’a aucune raison légale de bloquer son déchargement (…). Les arguments qui sont avancés sont donc mensongers. Ils ne sont qu’une manœuvre destinée à couvrir un véritable crime économique, dont la victime n’est pas seulement Béjaïa, mais toute l’économie de notre pays”.
Aussi, il explique que l’installation à Béjaïa de cette usine obéit à des raisons “strictement industrielles et économiques, comme la compétitivité, la proximité avec les unités de raffinage et la logistique”. Au plan juridique, M. Benikène s’interroge en quoi cela pourrait regarder le DG du port de Béjaïa à qui il lancera cette pique : “Je suis cependant d’accord avec lui sur un seul point, lorsqu’il dit que nous sommes dans une République qui a des lois. Je lui dis : oui monsieur, ce sont ces mêmes lois de la République que nous vous demandons aujourd’hui de respecter et d’appliquer.”

FARID BELGACEM


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