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A la une / Actualité

Les événements de Ghardaïa reviennent sur le devant de la scène

Salim Yezza poursuivi pour “incitation à la haine”

 Arrêté samedi dernier à l’aéroport de Biskra alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion pour la France, le militant berbériste Salim Yezza se trouve finalement à la prison de Ghardaïa. “Il est arrivé à Ghardaïa où il a été présenté au procureur pour vider le mandat d’arrêt”, a indiqué, hier, Noureddine Ahmine, un de ses avocats. Le prévenu sera jugé probablement mardi, a-t-il indiqué.

Selon Me Salah Dabouz, le juge d’instruction a signifié clairement à Salim Yezza qu’il est poursuivi pour “incitation à la violence et incitation à la haine”. L’avocat, qui a rendu visite hier après-midi à son mandant, a indiqué que cette affaire est “bizarre”. Salim Yezza, venu de France où il réside, pour assister à l’enterrement de son père, a passé normalement le guichet de la Police des frontières le 5 juillet dernier.
Le 7 du même mois, il est retourné à l’aéroport pour récupérer des commissions. Sans souci. “Le mandat d’arrêt a été envoyé, par fax, le 10 juillet”, précise Salah Dabouz. Pourquoi ? L’avocat, qui dit ne pas avoir plus de précisions parce que le tribunal n’a pas pu lui donner le dossier de son client, soupçonne la justice de poursuivre Yezza pour des déclarations tenues à l’occasion d’une émission de télévision diffusée en 2014 sur les événements de Ghardaïa.
L’arrestation de Salim Yezza relance le débat sur la question de Ghardaïa. Kamel-Eddine Fekhar, détenu suite aux événements de 2015 avant d’être libéré, il y a quelques mois, a diffusé, sur les réseaux sociaux, un message alertant sur des “menaces de mort” qui pèseraient sur Mohamed Baba-Nedjar, “le plus ancien détenu” des événements de Ghardaïa. Ce dernier aurait “reçu des menaces de mort” au sein de la prison de Blida où il est détenu.
Ces deux faits, ajoutés à la détention en cours du blogueur Merzoug Touati, soulèvent la lancinante question du respect des droits de l’Homme dans le pays. Des droits élémentaires sont violés, selon des défenseurs des droits de l’Homme.


Ali Boukhlef

 


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