Scroll To Top
FLASH
  • L'Algérie a enregistré 219 nouveaux cas de coronavirus (Covid-19) et 5 décès durant les dernières 24 heures
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Elle déplore l’absence d’une offre institutionnelle à la crise

Salima Ghezali démissionne de l’APN

La désormais ex-députée Salima Ghezali. © D. R.

La députée Salima Ghezali, élue sous la casquette du FFS à Alger en 2017, a décidé de démissionner de l’APN, portant ainsi à 13 le nombre de députés ayant quitté la Chambre basse en six mois. 

Dans sa lettre de démission, rendue publique hier, elle a expliqué que “quand le politique ne peut rien changer, c’est qu’il n’y a pas de politique”. La désormais ex-députée a précisé que “tout l’édifice institutionnel avec son gouvernement, sa représentation politique et son système partisan, son administration et ses médias se sont révélés réfractaires au changement”. 

Aussi, “la situation actuelle du pays, partagée entre partisans et adversaires du scrutin présidentiel, ne fait que jeter, dans les tribunaux et dans la rue, un conflit généré par et autour du pouvoir, que ce dernier refuse de régler au sein de ses arcanes, préférant, comme à son habitude, en faire supporter le poids et les retombées désastreuses sur l’État et le peuple, tout en gardant le monopole de la décision”, a-t-elle ajouté.

Et ce, avant de poursuivre, en affirmant : “Cela est une forfaiture qui s’ajoute aux précédentes. D’autant plus impardonnable que le peuple est sorti, uni, pacifique et organisé en tirant les leçons politiques du passé. Tout au contraire du régime dont la culture arrogante et irresponsable continue d’inspirer les conduites du pouvoir.” Et d’ajouter : “Quand le politique ne peut rien changer, c’est qu’il n’y a pas de politique.” 

La députée et journaliste-écrivain a également fait ce constat : “Après un premier geste d’accompagnement du peuple par la démission forcée du président et un engagement à bannir la violence, le commandement de l’ANP s’est vite révélé atteint des mêmes limites que la classe politique : absence de vision stratégique alternative pour le pays réel. Doublé d’une gestion aléatoire des mêmes pulsions suicidaires qui ont conduit à l’effondrement des États dans notre environnement le plus proche.”

La démission de Salima Ghezali, qui a été exclue du FFS pour avoir écrit, le 13 août 2018, une tribune sous le titre “Réponse au général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah”, où elle défendait le principe de la “primauté du politique sur le militaire”, n’est pas une première à l’APN, qui a enregistré 13 démissions de députés en six mois. 

Cela fait suite notamment au retrait d’Ali Laskri, le 17 mars, et des députés du groupe parlementaire du Parti des travailleurs, le  27 mars. Une situation qui n’est pas sans révéler la crise profonde qui ronge le Parlement,  lequel est voué, depuis belle lurette, à voler au ras des pâquerettes, en sus d’être l’éternelle Chambre de résonance pour l’exécutif.  

 

A. R.

 

 

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER