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Il a ÉTÉ accusé, entre autres, “d’atteinte à corps constitué”

Samir Belarbi placé sous mandat de dépôt

Samir Belarbi malmené par des agents de police. © Louiza Ammi/Archives. Liberté

Tribun reconnu, l’activiste s’est illustré par ses critiques parfois acerbes contre le régime. Samir Belarbi est mis en détention provisoire. 

Le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad-Raïs a décidé, hier, de mettre l’activiste sous mandat de dépôt. Il est accusé “d’atteinte à corps constitué”. Arrêté avant-hier par des éléments des services de sécurité en civil, Samir Belarbi a été présenté, hier matin, devant le procureur du tribunal de Bir Mourad-Raïs qui a décidé de l’écrouer à la prison d’El Harrach. 

L’arrestation de l’activiste Samir Belarbi s’est répandue comme une traînée de poudre, tant le concerné est connu pour être l’une des figures du mouvement du 22 février. Samir Belarbi s’était illustré, notamment, par son adhésion au mouvement Barakat en 2014 qui s’était opposé à un 4e mandat présidentiel pour Abdelaziz Bouteflika. 

Tribun reconnu, Samir Belarbi s’est également illustré par ses critiques parfois acerbes contre le régime. Ses passages sur les plateaux des chaînes de télévision, avant que celles-ci ne soient définitivement fermées aux opposants, ont été largement partagés sur la Toile.

Il avait notamment tenu tête, pour rappel, à Chakib Khelil, ancien ministre de l’Énergie après son retour des USA et ses multiples virées dans les zaouïas. Il s’était opposé à Chakib Khelil l’invitant plutôt “à répondre de ses actes devant la justice” et “non pas quémander une quelconque impunité dans les zaouïas”. Il faut rappeler également que Samir Belarbi a été arrêté avant-hier à Bouzaréah, sur les hauteurs d’Alger.

Selon un de ses amis qui l’accompagnait, “deux véhicules banalisés l’ont suivi avant de leur barrer la route et lui ordonner de descendre”, a-t-il témoigné, ajoutant que Samir Belarbi a été embarqué dans un des véhicules, avant qu’un élément des services de sécurité “ne monte dans ma voiture pour m’ordonner de les suivre jusqu’à Oued Koriche et me demande mon numéro de téléphone avant de me laisser repartir”. Le témoin a souligné que Samir Belarbi lui aurait dit que “si je ne t’appelle pas dans une heure, donne l’information sur mon arrestation”.

Me Abdelghani Badi, avocat du détenu, a qualifié l’arrestation de son mandant “de kidnapping”. L’arrestation de Samir Belarbi, comme celle de Karim Tabbou, tout récemment, ajoutée à celle des porteurs du drapeau amazigh et les manifestants du 30e vendredi, confirme que la tentation répressive du pouvoir est toujours de mise.

Une répression que tout indique, ira crescendo au fur et à mesure que la date du 12 décembre approche. Ces tentatives de décapiter le mouvement et de le priver de ses figures de proue en ciblant ses animateurs les plus en vue visent à semer un climat de peur afin de venir à bout d’une mobilisation toujours importante. 
 

Mohamed Mouloudj

 


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