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6e Salon international de la construction et de la gestion urbaine à Oran

Samir Brahimi, l’homme qui veut rationaliser le BTPH

Si ces derniers temps on insiste sur l’industrialisation, en prenant en exemple le secteur de l’automobile qui devra aller de pair avec l’importation des véhicules neufs, la sous-traitance reste malgré tout le talon d’Achille de ce projet. Une sous-traitance évoquée par Samir Riadh Brahimi, le DG de Cut Bending Steel (CBS), société leader dans le façonnage des armatures en Algérie.
Rencontré en marge du 6e Salon international de la construction et de la gestion urbaine qui se tient à Oran à partir d’aujourd’hui, jusqu’au 15 octobre, autour du thème “La promotion de la production des entreprises nationales”, l’homme développe un argumentaire qui milite, depuis des années, pour une industrialisation et une rationalisation du secteur du BTPH. “Notre activité est, par excellence, une sous-traitance de spécialité par opposition à celle dite de capacité”, nous dira M. Brahimi, expliquant qu’elle consiste en la transformation des aciers, rond à béton, ou son façonnage pour le BTPH. Une activité qui, si elle venait à se démocratiser, devra pleinement contribuer à développer ce secteur de la sous-traitance de qualité qui fait grandement défaut en Algérie. En effet, le BTPH peut devenir la locomotive de la sous-traitance nationale en y jetant les bases premières, pour ouvrir la brèche à d’autres secteurs d’activité comme l’automobile.
Comme avantages du façonnage, M. Brahimi cite l’économie de temps et d’argent dans la mesure où l’opération consiste à diminuer les pertes en acier (chutes), à renforcer la sécurité dans les chantiers de construction en évitant les manutentions dangereuses et à optimiser le temps, un facteur important tant les projets en Algérie connaissent des retards inquiétants. Son activité, argumente-t-il, “vise à industrialiser le secteur du bâtiment à travers la création d’unités de façonnage industriel en l’absence d’une main-d’œuvre spécialisée dans la formation de ferrailleurs-coffreurs”. Notre interlocuteur s’insurge contre une politique de fait accompli qui bénit ces taux de perte en acier équivalent à 5 et 7% “et qui dépassent ces taux puisque la contrainte principale est l’utilisation de l’acier en barre de 12 mètres tel qu’exigé par l’article 10 de l’arrêté interministériel de 1997 relatif aux règles applicables aux aciers à haute adhérence”, soulignera-t-il.
Un arrêté qui interdit la commercialisation, l’importation et la production d’acier autre que la barre de 12 mètres. Le patron de CBS ne comprend pas comment un secteur aussi stratégique, comme la sidérurgie, puisse être régi par un simple arrêté interministériel alors que le pays importe les 2/3 de sa consommation. Pour cela, il appelle à ce qu’on libéralise l’importation de l’acier en bobine plus économique que la barre d’acier. “Pour la bobine, les pertes sont estimées à 0,2% alors que pour la barre de 12 m, on peut compter jusqu’à 3 m de perte vu qu’on ne peut produire que deux barres de 4,5 m pour la confection de poteaux”.

S. O.


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