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A la une / Actualité

Lutte contre la drogue, la délinquance et l’excès de vitesse

Sécurité renforcée au sud d’Alger

Les gares sous haute surveillance. ©Farid Belgacem / Liberté

On voyait rarement, il y a quelques mois seulement, un tel dispositif sécuritaire à dix jours de l’Aïd El-Fitr au sud du Grand-Alger et sur l’autoroute Est-Ouest, notamment sur l’axe reliant Blida à Aïn Defla et à Chlef. Il est 17h, un train arrive au quai de la gare ferroviaire de Blida. Noir de monde, les heures de pointe obligent, ce train direct effectue deux haltes avant d’arriver au terminus d’El-Affroun. Dehors, les gendarmes guettent les mineurs, les fugueurs, les insoumis et les délinquants. “Cette gare enregistre une moyenne de 62 trains/jours avec une fréquence dépassant 13 000 voyageurs. En moins de 20 jours, nous avons opéré plus de 3 500 identifications et nous avons réussi à débusquer des insoumis au service national et à démanteler une bande de délinquants qui s’amusaient à arracher des téléphones portables des mains des voyageurs avant de prendre la fuite”, a indiqué le chef de cette brigade qui travaille de jour comme de nuit pour sécuriser les voyageurs et le rail. Il affirmera qu’à l’approche de la fête de l’Aïd El-Fitr, les escortes et les identifications seront intensifiées, notamment sur les trains express qui desservent Chlef, Oran et Alger. Sur cette voie express, les gendarmes ont également mobilisé les brigades des mineurs, cynophiles et les sections de sécurité et d’intervention (SSI). “Souvent, on tombe sur des délinquants immaîtrisables. Du coup, on sollicite les unités des SSI pour les neutraliser. Sinon, en cette période de fin d’année, on repère aussi beaucoup d’élèves mineurs qui fuguent pour échapper à la punition parentale suite à leur échec à l’école. C’est très sensible comme sujet, mais nous avons des brigades spécialisées qui les prennent en charge et les restituent à leurs familles après le traitement de leur dossier”, explique encore ce responsable. À l’intérieur des wagons, les enquêteurs guettent aussi les dealers et les trafiquants de psychotropes. “À la moindre suspicion, on recourt à l’identification des personnes suspectes, notamment celles qui déclinent des profils de narcotrafiquants, avant d’opérer des fouilles systématiques de leurs bagages. Il nous arrive, ici-même, d’avoir des individus qui résistent et qui refusent d’obtempérer. À ce moment-là, on fait appel aux unités cynophiles et aux gendarmes munis de détecteurs de métaux pour s’assurer que les mis en cause ne sont pas armés”, révélera un chef de section chargé de superviser les escortes. Ce dernier avouera que, sur l’axe de La Chiffa-Mouzaïa-El-Affroun, les gendarmes tombent, souvent, sur des quantités de kif traité, de comprimés hallucinogènes et d’armes blanches. Du coup, leurs responsables ont démultiplié le travail du renseignement, non sans explorer les informations et les dénonciations qui parviennent, au quotidien, au niveau de la salle de trafic via le numéro vert 10-55. Il est 18h 30, sur “l’axe de la mort”, reliant la Mitidja à l’Ouarsenis, les gendarmes sont sur le qui-vive. Un barrage est dressé sur le périphérique de la ville de Mouzaïa. Déployant le radar AKLS, ils scrutent les véhicules volés et/ou trafiqués et qui se dirigent vers la capitale. “Nous enregistrons des accidents à la limite de l’insolite sur cet axe. Mais, notre premier objectif est de détecter les véhicules qui sont volés ou qui font l’objet de recherches. Aussi, nous procédons à la fouille des camions qui transitent par cet axe”, indique le chef du barrage. À quelques encablures de ce barrage fixe, une aire est aménagée à Tamezguida pour accueillir les automobilistes, les routiers et les familles pour rompre le jeûne avant de poursuivre leur route. Synonyme de solidarité et de convivialité, la localité de Tamezguida est devenue, en ce mois du Ramadhan, un carrefour de bienfaisance où plus de 600 repas chauds sont servis aux passants. “On fait ça bénévolement. Nous avons mobilisé plus de 40 jeunes du quartier pour nous venir en aide. Grâce à l’aire de Tamezguida, le nombre des accidents de la circulation a été réduit de moitié cette année”, témoigne le responsable et chef de cuisine de Tamezguida. Selon le chargé de la communication de la Gendarmerie nationale, Abdelkader Beziou, les accidents de la route ont causé 123 (-19,61%) morts et 743 blessés (-75%). “Nous allons maintenir ce dispositif jusqu’au septième jour après la fête de l’Aïd El-Fitr”, a indiqué M. Beziou qui affirme que “Ramadhan 2018 a été le moins meurtrier sur les routes, même si durant les trois premiers jours de ce mois sacré, nous avons enregistré un lourd bilan”. Contrairement aux années précédentes, la Gendarmerie nationale a verrouillé la Mitidja et les portes d’Alger à une semaine de la fête de l’Aïd. Les trafics routier et ferroviaire sont soumis à une forte pression sécuritaire.

Reportage réalisé par : FARID BELGACEM


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