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Il l’accuse d’être à la tête de “forces extraconstitutionnelles”

Seddik Chihab charge Saïd Bouteflika

Seddik Chihab, porte-parole du RND. Archives. Liberté ©

Le porte-parole du RND révèle que, pendant plusieurs années, “le pouvoir était concentré entre les mains de quelques individus dirigés par un seul chef d’orchestre (…)”, dans une claire allusion au frère du Président.

Les déclarations de Seddik Chihab, porte-parole du RND, ne sont pas que de simples lapsus. Depuis quelques semaines, le député de la capitale, très proche de l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, se déchaîne contre le système Bouteflika. Même la mise au point qui lui a été faite par son propre parti ne l’a pas empêché de revenir à la charge. Ainsi, après avoir qualifié le frère du Président de cancer, il a récidivé, hier, l’accusant de gérer le pays “sans aucune qualité pour cela”. “Depuis la maladie du Président, le pays est dirigé par des forces extra-constitutionnelles qui ont accaparé le pouvoir”, a répété, hier, le porte-parole du RND dans une interview accordée au site Actu’fil. Interrogé pour définir qui sont ces forces, l’ancien syndicaliste n’y est pas allé de main morte. Il évoque “ce qu’on appelle communément le clientélisme politique, les bénéficiaires, l’oligarchie qui a pu infiltrer les rouages du pouvoir”. Pis encore, il révèle que pendant plusieurs années, “le pouvoir était  concentré entre les mains de quelques individus dirigés par un seul chef d’orchestre, sans aucune qualité lui permettant de s’ingérer de manière directe dans la gestion des affaires de l’État”. L’allusion à Saïd Bouteflika est manifeste. Pressé de citer le nom, Seddik Chihab refuse. Mais il estime que “tout le monde sait qui a dirigé le pays ces dernières années”. À la rue et à l’opposition qui reprochent, à lui et à son parti, d’avoir composé avec ces “forces extraconstitutionnelles”, Seddik Chihab indique que pendant des années, “plusieurs voix dans l’opposition comme dans l’alliance s’étaient élevées contre ces dérives”. Mais, rappelle-t-il, “face à un pouvoir absolu, ces voix ont été étouffées”. Étrangement, l’homme, qui assurait, il y a quelques mois, que le chef de l’État était “capable de gérer” les affaires du pays, étant “seul à faire le consensus au sein du régime”, estime, aujourd’hui, qu’il ne pense pas que “le président Bouteflika soit dans un état lui permettant de gérer et de définir des règles”. “Il est vrai aussi que le président de la République s’est arrogé tous les pouvoirs, mais le texte est pour le moment notre référence constitutionnelle”, a-t-il indiqué. Seddik Chihab rappelle que son parti est favorable à l’application de l’article 102 de la Constitution. Plus que cela, il propose la désignation d’un Premier ministre issu de l’opposition. “Je suggère la désignation d’un nouveau Premier ministre issu de l’opposition ou du mouvement populaire. Essayons de reconstruire la commission indépendante de supervision, de contrôle et d’organisation des élections. Je propose qu’elle soit dirigée par l’une des figures du mouvement populaire”, a-t-il indiqué. 

Ali Boukhlef


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